Procès en appel: Cahuzac maintient la thèse du financement politique au profit de Michel Rocard

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Procès en appel: Cahuzac maintient la thèse du financement politique au profit de Michel Rocard

Au premier jour de son procès en appel, Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget, maintient la thèse d'un "financement politique" pour justifier l'ouverture d'un compte en Suisse en 1992.

L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a maintenu ce mardi, à son procès en appel, la thèse d'un "financement politique" du mouvement de Michel Rocard pour expliquer l'ouverture d'un premier compte en Suisse en 1992.

La piste Rocard

"En novembre 1992, jusqu'en mai 1993, des fonds émanant de l'industrie pharmaceutique seront versés pour financer les activités politiques de (l'ex-Premier ministre socialiste) Michel Rocard", affirme-t-il à la barre.

Cette thèse avait été avancée pour la première fois lors du premier procès: l'ex-chirurgien avait affirmé en septembre 2016 que Michel Rocard, mort en juillet, "ignorait tout" de ce financement occulte, tout en refusant de donner le nom de ses interlocuteurs au sein de l'équipe de l'ancien Premier ministre.

Au président de la cour d'appel, il explique qu'il a bien conscience que sa "déclaration spontanée" sur le financement du mouvement rocardien a été "très mal perçue" - elle avait suscité l'"écoeurement" de la famille socialiste sans convaincre le tribunal.

"Des financements parallèles"

En mai 1991, après la chute du gouvernement Rocard, Jérôme Cahuzac quitte le cabinet du ministre de la Santé, Claude Evin. Il débute alors ses activités de chirurgien esthétique tout en menant des activités de conseil auprès de laboratoires pharmaceutiques. Et il s'engage politiquement "auprès de l'équipe Rocard".

"Il m'est très vite demandé...

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