Procès du 13-Novembre: les victimes confrontées à la bande-son du Bataclan ce vendredi

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Une nouvelle journée difficile s'annonce pour les parties civiles du procès du 13-Novembre. Ce jeudi, elles avaient déjà été confrontées à des images particulièrement violentes des terrasses attaquées.

C'est un nouveau moment particulièrement difficile qui attend les victimes des attentats du 13-Novembre. Au lendemain du visionnage d'images de "scènes de guerre", la cour doit diffuser ce vendredi un enregistrement de trente secondes de l'attentat du Bataclan. Une épreuve redoutée par beaucoup de parties civiles, mais jugée nécessaire par certains.

"J'ai encore (en tête ndlr) les tirs. Le concert, interrompu par les tirs, et la lumière qui s'allume de partout", témoigne Thierry, rescapé du Bataclan. "J'ai envie de remettre tous ces éléments chronologiquement dans ma tête."

Jeudi déjà, la diffusion des vidéos des attaques au Stade de France et sur les terrasses parisiennes a installé un lourd silence dans la salle d'audience. À la barre, la voix troublée, les enquêteurs de la section anti-terroriste racontent alors, minute par minute, une nuit d'horreur.

"Vider plus de 121 cartouches en l'espace de de 2 minutes 30, en tirant parfois 14 projectiles dans une seule victime, on peut dire que la volonté d'assassiner est caractérisée", indique l'un d'entre eux.

"Les bruits des portables qui sonnaient"

D'autres enquêteurs affirment avoir toujours en tête les bruits qu'ils ont pu entendre ce soir-là.

"Il n'y avait pas un bruit. La seule chose que l'on pouvait entendre, c'était les sonneries des portables des victimes qui sonnaient, et qui pouvaient nous faire sortir de notre professionnalisme", se rappelle l'un d'entre eux.

Debouts dans la salle d'audience, entre les bancs, dos à la cour et aux vidéos, des bénévoles psychologues se tiennent prêts à intervenir auprès des différentes parties civiles. Et avant la nouvelle épreuve de ce jeudi, ils ne cachent pas leur appréhension. 

"Ce que nous craignons, c'est qu'il y ait une réactivation très intense de l'angoisse qu'ils ont déjà vécu auparavant", admet Carole Damiani, docteure en psychologie et directrice de l'association Paris Aide aux Victimes.

Plusieurs victimes ont par ailleurs annoncé qu'elles ne participeraient pas à l'audience d'aujourd'hui, trop difficile à supporter selon elles. 

Article original publié sur BFMTV.com

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