Procès du 13-Novembre : le récit confus d'un jihadiste trop «serviable»

·2 min de lecture

Soupçonné d'avoir été mandaté par l'Etat islamique pour prendre part aux attentats du 13-Novembre, l'Algérien Adel Haddadi a livré vendredi un discours confus devant la cour d'assises spéciale de Paris expliquant n'avoir jamais eu l'intention de devenir un kamikaze tout en reconnaissant n'avoir jamais désobéi à ses commanditaires.

Soupçonné d'avoir été mandaté par l'Etat islamique pour prendre part aux attentats du 13-Novembre , l'Algérien Adel Haddadi a livré vendredi un discours confus devant la cour d'assises spéciale de Paris expliquant n'avoir jamais eu l'intention de devenir un kamikaze tout en reconnaissant n'avoir jamais désobéi à ses commanditaires. "Comment expliquez-vous qu'on vous ait choisi vous pour une mission d'importance capitale pour l'Etat islamique", demande le président Jean-Louis Périès à l'accusé qui, depuis le début de son interrogatoire, se décrit comme un petit poisson égaré chez Daech. Les cadres de l'Etat islamique avaient "compris que je n'était pas capable de dire non. J'étais quelqu'un de serviable", répond Adel Haddadi, par la voix de son interprète.

A lire : Procès du 13-Novembre, Abrini ne renie rien de l'Etat islamique

"Enfin, s'emporte M. Périès, être serviable et être capable de commettre un attentat, ce n'est pas tout à fait la même chose". "Je ne sais pas pourquoi ils m'ont choisi, peut-être parce que je n'étais pas connu en Europe", dit, tête baissée, l'Algérien de 34 ans qui s'exprime en arabe et parfois en français. "Je leur ai dit que j'acceptais, mais en moi-même je n'étais pas pour", dit-il. "En Syrie, on ne pose pas de questions. C'est interdit. Je l'ai compris dès le début. C'est les consignes".

Selon les enquêteurs, Adel Haddadi aurait dû participer aux attaques à Paris et Saint-Denis. Arrivé en Syrie, via la Turquie, en février 2015 - pour "faire de l'humanitaire" soutient l'accusé -, il reconnait avoir effectué un entrainement militaire "mais seulement une semaine" et admet avoir rencontré à Raqqa Oussama Atar, l'un des responsables de la branche renseignement du groupe Etat islamique et(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles