Procès du 13-Novembre: l’accusation livre sa version du puzzle

Que s'est-il réellement passé dans les jours qui précédèrent le « cauchemar du 13-Novembre » ? L'enquête n'a permis de répondre que de manière lacunaire à cette question. Les accusés, dont plusieurs se sont murés au cours de l'audience dans un silence tenace, n'ont pas permis d'y voir beaucoup plus clair, livrant, pour ceux qui ont parlé, des versions changeantes et souvent contradictoires. La cour sera chargée de dire la vérité judiciaire. En attendant, le parquet national antiterroriste a livré sa version précise et implacable des évènements.

Pour l’accusation, les deux hommes auraient dû se faire exploser le 13-Novembre, c’est une certitude. La preuve : ils n’ont pris aucune précaution pour dissimuler leur identité lorsqu’il a fallu louer les voitures et les appartements de banlieue parisienne qui ont convoyé et hébergé les terroristes. Et pour cause, ils ne devaient pas en revenir. La preuve, aussi : l’agitation au sein de la cellule que provoque le départ précipité d’Abrini dans la nuit du 12 au 13 novembre et son remplacement par l’un des kamikazes passé d’une planque à une autre, d’une cible – le Bataclan – à une autre – le Stade de France. Les conditions de son retour en Belgique démontrent aussi pour le ministère public que Mohamed Abrini lui-même ne l’avait pas anticipé : il veut prendre le train, sans réaliser qu’à cette heure plus aucun ne roule, et il rentre en taxi sans même avoir les clés de chez lui.

« Ils ont logé la bête, ils ont nourri la bête, ils ont armé la bête »


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