Procès du 13-Novembre : l'émotion des enquêteurs face à des "scènes de guerre"

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Au septième jour du procès des attentats du 13-Novembre, jeudi, des enquêteurs de la brigade criminelle sont venus à la barre pour parler des constatations faites sur les différentes scènes de crime ce soir-là. Leur émotion était palpable alors qu'ils évoquaient les scènes de crime autour du stade de France et sur les terrasses du Carillon et du Petit Cambodge dans le 10e arrondissement de Paris.

Manuel Colaço Dias, première victime des attentats

Il y a d'abord les attaques autour du Stade de France, survenues en premier dans cette chronologie macabre. La première victime des attentats qui ont semé la terreur à Saint-Denis et à Paris jusqu'au bout de cette nuit meurtrière était Manuel Colaço Dias, 63 ans, un chauffeur d'autocar portugais venu déposer des supporteurs qui allaient assister au match de foot France-Allemagne.

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Pas moins de onze écrous, projetés par la ceinture explosive du kamikaze, seront prélevés sur son corps. "Un écrou était au niveau du poumon", précise l'ancien chef de groupe de la section anti-terroriste de la Brigade criminelle de Paris, dans une salle d'audience muette. Manuel Colaço Dias est rapidement identifié. "La victime était porteuse d'une alliance, avec une gravure à l'intérieur", dit l'enquêteur, qui retrace de façon quasi clinique les constatations faites sur place.

Gorge nouée, mâchoire serrée

À quelques kilomètres de là, un enquêteur des terrasses a lui-m...


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