Procès du 13 novembre : “Pas de clémence pour les vivants, ni pour les présumés morts”

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BENOIT PEYRUCQ / AFP
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“Le plus grand procès pénal jamais organisé en France touche à sa fin”, écrit The Guardian outre-Manche. Vendredi 10 juin, le parquet national antiterroriste (Pnat) a demandé la perpétuité incompressible contre Salah Abdeslam et pour neuf autres des vingt accusés. “Pas de clémence pour les vivants, souligne La Libre Belgique, ni pour les présumés morts”, puisque la sanction concerne aussi “les absents”, en fuite ou présumés disparus.

C’est le cas par exemple d’Oussama Atar, “considéré comme ‘le cerveau et l’ordonnateur’ des attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre 2015”. La perpétuité incompressible est “la peine maximale dans le droit pénal français”, précise le titre, et la sanction a été “assortie de longues peines de sûreté qui empêchent toute sortie de prison avant terme”.

Un réquisitoire “implacable et minutieux”

Le quotidien belge Le Soir salue quant à lui des peines “différenciées, juridiquement argumentées au terme d’un réquisitoire-marathon, aussi implacable que minutieux”. L’accusation a en effet requis “des peines différentes à l’encontre de ceux qui faisaient partie intégrante des commandos (Ayari, Krayem), ceux qui ont été empêchés avant de passer à l’acte (Usman, Haddadi, Dahmani), contre les logisticiens (Bakkali, Atar, Asufi, Kharkhach) ou contre les absents supposés morts en Syrie”.

Le seul survivant du commando terroriste, rappelle le titre, avait quant à lui “surpris à l’audience en déclarant qu’il devait se faire exploser dans un café du 18e arrondissement de Paris”, prétendant “avoir renoncé au dernier moment”.

Le parquet “n’a pas cru à cette version surgie ‘par la magie de l’audience’”, et c’est bien la perpétuité incompressible qui a été requise contre Salah Abdeslam.

“La somme colossale des souffrances”

À propos des sanctions requises, l’avocate générale Camille Hennetier a déclaré devant la cour :

“Les peines devront être le reflet de la somme colossale des souffrances.”

Cette dernière a également exprimé des regrets au sujet des zones d’ombres qui demeurent, après neuf mois d’audiences : “au cours du procès, il y a eu cet espoir que les accusés parlent […], qu’ils reviennent dans notre monde, mais ils étaient engagés dans une idéologie mortifère”.

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