Procès du 13-Novembre: les avocats des parties civiles achèvent leur plaidoirie coordonnée

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 se poursuit devant la Cour d’assises spéciale de Paris. Les avocats de parties civiles continuent de plaider, 5e et dernière journée pour une plaidoirie chorale marquée par le refus de comparaître de 9 des accusés. Des accusés solidaires de l’un des leurs, inquiet pour sa santé et trop longtemps négligé par l’administration pénitentiaire. Que retenir de cet exercice inédit de plaidoiries coordonnées ? Compte rendu d’audience.

Avec notre envoyé spécial à la Cour d'assises spéciale de Paris, Nathanaël Vittrant

Dans un procès marqué par les témoignages, sept semaines durant, de plus de 400 victimes, leurs avocats se sont souvent demandé ce qu’ils pourraient dire de plus. « Cette humanité déposée à votre barre, à vos pieds, je l’ai lu dans vos yeux, elle vous a émue jusqu’aux larmes », lance à la Cour Me Ludovic de Villele. « Qu’allez-vous en faire ? »

Certains avocats pendant ces cinq journées de plaidoirie « chorale » ont « parfois chanté faux », avait reconnu avant lui Me Constance Dewavrin. Il y a effectivement eu des longueurs, des largeurs, des hors-sujet. Qui ont parfois fait oublier le formidable travail de synthèse des avocats de parties civiles qui ont réussi à dresser un tableau complet des souffrances des victimes, à les replacer, toutes, dans le « grand récit du 13 novembre 2015 ».

« Maintenant, ils attendent votre verdict ». Conclusion de « la plus grande audience criminelle jamais organisée en France », rappelle Me de Villele avant d’appeler la Cour à « permettre que la plaie béante » laissée par les attentats « puisse cicatriser ».


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