" Le problème ce n'est pas l'ENA, mais l'enseignement qui y est prodigué depuis 30 ans "

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Le président de la République a annoncé ce 8 avril la suppression de l’École nationale d’administration. Georges Kuzmanovic, président de République Souveraine, explique pourquoi il s'agit, selon lui, d'une fausse bonne idée.

Emmanuel Macron a décidé la suppression de l’École nationale d’administration (ENA) et s’offre ainsi, à bon compte, l’image d’un " progressiste ", en créant à la place un " Institut du Service Public (ISP) ", dont on a peine à comprendre en quoi il serait une évolution positive, compte tenu du fait que les principaux maux de l’ENA ne sont pas combattus.Le premier de cordée en chef a ainsi eu son moment " populiste " en faisant semblant de s’attaquer à une technocratie de plus en plus honnie par le peuple. Pourtant, il est un pur produit de cette élite : énarque, banquier, néolibéral et européiste fanatique, culturellement plus Américain que Français et dont le modèle de société est celui de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan.Son modèle, c’est celui d’une nation désorganisée et d’un État incapable d’agir (comme chacun peut le voir avec la gestion calamiteuse de la crise de la Covid-19) ; c’est le modèle d’une société désorganisée et privée d'un État régulateur capable d'assurer la redistribution de la richesse produite et de contraindre les plus riches à participer au bien commun. C’est le modèle d’un monde régi par des instances supranationales – OMC, FMI, Union européenne, OTAN, traités de " libre-échange " – au détriment des institutions...

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