Le prix Médicis 2022 décerné à Emmanuelle Bayamack-Tam pour «La Treizième heure»

AFP - BERTRAND GUAY

La romancière marseillaise Emmanuelle Bayamack-Tam, 56 ans, a remporté ce mardi 8 novembre le prix Médicis. Son roman « La Treizième heure » (POL) raconte l’histoire d’une adolescente, Farah, fille du fondateur de l’Église de la Treizième heure, une communauté aussi féministe que queer et animaliste. Le prix Médicis roman étranger a été attribué à l'écrivain ukrainien Andreï Kourkov pour « Les abeilles grises » (éditions Liana Levi), le prix Médicis de l’essai au philosophe Georges Didi-Uberman pour « Le témoin jusqu’au bout » (Minuit).

La Treizième heure est une plongée dans une communauté millénariste très particulière. Élevée seule par son père, fondateur de l’Église de la Treizième heure, Farah est entourée de femmes et d’hommes particulièrement fragiles et effrayés par un monde qui va mal. Une communauté de susceptibles et vulnérables cherchant à combattre l’apocalypse en récitant Rimbaud, en célébrant des messes poétiques et en s’infligeant des traitements de déparasitage psychique.

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Cette année, le choix du jury s’est visiblement concentré sur les autrices. Pour la sélection finale, il avait gardé les livres de sept femmes et d’un seul homme, L’homme qui danse, de Victor Jestin. Une méthode qui tranche avec le fait que parmi les dix membres du jury figurent seulement trois femmes, dont Marie-Darrieussecq, elle-même lauréate du prix en 2013, et sept hommes, dont Andreï Makine, prix Goncourt en 1995.


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