Prix de l'électricité: attaqué sur le bouclier tarifaire, Le Maire se défend de "mensonges"

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Bruno Le Maire (ici en février 2022 à Bercy) a assuré que le manque à gagner liée au bouclier tarifaire ne sera pas répercuté sur la facture d'électricté des Français en 2023. (Photo: Sarah Meyssonnier via Reuters)
Bruno Le Maire (ici en février 2022 à Bercy) a assuré que le manque à gagner liée au bouclier tarifaire ne sera pas répercuté sur la facture d'électricté des Français en 2023. (Photo: Sarah Meyssonnier via Reuters)

Bruno Le Maire (ici en février 2022 à Bercy) a assuré que le manque à gagner liée au bouclier tarifaire ne sera pas répercuté sur la facture d'électricté des Français en 2023.  (Photo: Sarah Meyssonnier via Reuters)

ÉCONOMIE - La facture d’électricité des Français, déjà en hausse en 2022, va-t-elle s’envoler de façon encore plus affolante dans les années à venir? Ce lundi 30 mai, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a répondu à l’opposition vent debout contre “l’escroquerie gouvernementale du bouclier tarifaire.”

“En 2023, la facture d’électricité des Français augmentera de 8% selon la
CRE”, s’indigne sur Twitter ce lundi matin le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. “J’avais prévenu les Français qu’Emmanuel Macron leur mentait et augmenterait leur facture après les élections”, tacle aussi Marine Le Pen, en réaction à un article du Parisien.

Le communiste Fabien Roussel, ou l’eurodéputée Insoumise leur emboîtent le pas, s’appuyant sur une délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publiée le 31 mars dernier, le quotidien rapportait la possibilité d’une hausse “de l’ordre de 8%” des tarifs d’électricité à partir de 2023 pour compenser la limitation des prix en 2022.

Pour rappel, face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement a obligé les fournisseurs à limiter la hausse de leurs tarifs à 4% pour 2022, l’État et EDF devant seuls assumer le coût de cette mesure. C’est le fameux bouclier tarifaire annoncé fin 2021, et déjà contesté par les syndicats, associations de consommateurs et membres de l’opposition qui y voyaient un “tour de passe-passe”.

Depuis, la guerre en Ukraine a éclaté, avec des répercussions directes sur le porte-monnaie des Français. Alors que le pouvoir d’achat reste une priorité, l’évocation d’une hausse des tarifs d’électricité, même à un horizon lointain, est susceptible d’enflammer l’opinion et demeure explosif à moins de deux semaines du premier tour des législatives.

Ce lundi après-midi, Bruno Le Maire s’est donc lancé dans une opération déminage. “Je veux être très clair avec nos compatriotes, il n’y aura aucun rattrapage sur leur facture d’électricité”, a assuré le ministre de l’Économie et des Finances.

L’inconnue du marché en 2023

La hausse des prix entraînera bien un “besoin de financement supplémentaire” chiffré par Bercy autour de 2 milliards d’euros mais “les consommateurs français ne verront aucun rattrapage lié à ce besoin de financement sur leur facture en 2023″.

Concrètement, le ministre des Finances s’est engagé à ce que les fournisseurs d’énergie n’augmentent pas leurs tarifs dans le but de combler le manque à gagner induit à la fois par le bouclier tarifaire en 2022 et l’augmentation des matières premières.

“En 2023, nous voulons continuer à protéger les Français contre l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz”, a promis le ministre reconduit à son poste dans le gouvernement Borne. “Personne ne sait” à ce stade à quoi ressemblera le marché de l’énergie d’ici là, mais “la tendance est à la hausse aujourd’hui”. De nouvelles dispositions pour limiter les coûts seront donc étudiées dans le cadre du prochain Projet de Loi Finances à la rentrée législative.

Pour la fin de l’année 2022, les tarifs du gaz vont donc rester fixes, tandis que ceux de l’électricité ne pourront augmenter que de 4% maximum. Ce qui représente malgré tout une hausse parfois difficile à assumer pour les foyers.

À voir également sur Le HuffPost: Législatives: quand Bruno Le Maire ne soutenait pas (du tout) Manuel Valls

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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