Prix du carburant, prime de 100 euros: toutes les infos dans le récap du HuffPost

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Pour calmer la colère des Français face à la flambée des prix du carburant, l'exécutif a opté pour une prime de 100 euros distribuée à 38 millions de Français. Voici une sélection d'articles pour appréhender les enjeux de cette crise. (photo d'illustration) (Photo: Xinhua News Agency via Getty Images)
Pour calmer la colère des Français face à la flambée des prix du carburant, l'exécutif a opté pour une prime de 100 euros distribuée à 38 millions de Français. Voici une sélection d'articles pour appréhender les enjeux de cette crise. (photo d'illustration) (Photo: Xinhua News Agency via Getty Images)

ÉCONOMIE - Le quinquennat d’Emmanuel Macron avait connu une première alerte fin 2018. Des stations-service aux ronds-points, la crise des gilets jaunes avait déjà illustré combien le prix de l’essence est une problématique cruciale pour des millions de Français. Trois ans plus tard, au sortir de la quatrième vague du Covid, les prix des carburants se sont de nouveau invités dans l’actualité.

Et pour cause, les cours du pétrole se sont envolés entraînant des factures toujours plus salées pour les automobilistes obligés de passer à la pompe pour aller travailler ou faire leurs courses.

Alors que la campagne présidentielle est déjà lancée, Emmanuel Macron a longtemps cherché la parade (il ne veut pas baisser les taxes) pour s’éviter une nouvelle crise sociale. Son gouvernement a hésité entre baisse des taxes et chèque carburant. Et finalement Jean Castex a annoncé une prime de 100 euros versés à 38 millions de Français. Une aide ponctuelle qui va soulager certains ménages, mais ne va sans doute pas résoudre le problème structurel.

Pour cerner les enjeux, voici l’ensemble de nos articles sur cette actualité.

La flambée record des prix de l’essence

Faire le plein n’a jamais fait aussi mal au portefeuille pour certains automobilistes. Le prix du diesel vendu en France a atteint à la mi-octobre un niveau jamais égalé. Il a même dépassé celui atteint pendant la crise des gilets jaunes, justement provoquée par l’augmentation des prix à la pompe. Le prix de l’essence a aussi atteint des sommets, certaines stations-service vendant le sans-plomb 98 à 2 euros/L.

Face à la hausse historique du prix de l’essence, des sites existent pour permettre aux Français de trouver le carburant au meilleur prix. Il en existe un, officiel, mis en place par le gouvernement: www.prix-carburants.gouv.fr. Les applications GPS Waze ou Google Maps permettent elles aussi de trouver les stations-service proches de chez soi et de connaître leurs tarifs en temps réel. Citons aussi “Essence&Co”, “Fuel Flash”, “Carbu.com” ou encore “Fuelio”. Le premier a enregistré une hausse de 40% de l’affluence sur son site.

La grande distribution à l’assaut de la flambée des prix du carburant. Plusieurs grandes enseignes ont lancé des opérations sur les carburants à prix coûtant ou très avantageux ces dernières semaines. Une façon d’appâter les clients et de répondre au gouvernement qui demandait aux revendeurs de baisser leurs prix pour soulager le porte-monnaie des Français.

La riposte de l’exécutif: une aide de 100 euros

Baisse de taxes ou chèque carburant? Le gouvernement a entretenu le suspense pendant de longues journées au sujet de sa réponse à la flambée du prix des carburants. Les ministres se sont succédé pour promettre un dispositif “simple, juste et efficace”. Expérimenté dans la région Hauts-de-France, le chèque carburant a longtemps eu les faveurs de l’exécutif, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous. Mais il s’est avéré trop complexe à mettre en œuvre.

Ni baisse des taxes, ni chèque carburant. L’exécutif a finalement tranché pour la mesure la plus simple à appliquer: le versement d’une prime de 100 euros d’ici à la fin 2021 à tous les Français gagnant moins de 2000 euros net par mois. Cela représente 38 millions de personnes, selon Matignon. Seraient concernés: la moitié des travailleurs, 70% des retraités et “deux tiers” des étudiants. Et même si ces personnes n’ont pas d’automobile.

Comment réagissent les premiers concernés? C’est l’objet de la vidéo ci-dessous. Quelques jours après l’annonce de Jean Castex, Le HuffPost est parti en reportage dans l’Aisne. Dans plusieurs stations-service de Soissons, nous avons recueilli le témoignage d’automobilistes contraints de prendre leur voiture pour aller travailler ou faire les courses. Pendant qu’ils font le plein à la pompe, ils déplorent une simple “aumône” qui représente bien peu sur le budget d’une famille ou d’un retraité.

“Il n’y a pas que l’essence qui augmente”, a expliqué Jean Castex pour justifier que 38 millions de Français toucheront la prime de 100 euros, et pas seulement les automobilistes les plus modestes. Seulement ce cadeau de Noël n’a pas convaincu l’opposition ni les associations de consommateurs et encore moins les représentants du monde rural. En cause? “L’indemnité inflation” n’est “pas équitable”, “pas ciblée”, en plus d’arriver trop tardivement face à “l’urgence” de la hausse des prix.

Les Français cherchent la parade

Le plein augmente et toute une vie peut s’en trouver chamboulée. Face à une hausse historique des prix des carburants, les Français commencent à réfléchir à des moyens d’éviter de sacrifier leur salaire sur l’autel de la pompe. Dans cette optique, le covoiturage n’est pas la seule option sur la table. Privilégier d’autres modes de transport, opter pour le télétravail, moins sortir ou encore carrément aller faire son plein de l’autre côté de la frontière... Le HuffPost a recueilli les témoignages d’automobilistes contraints de s’adapter pour limiter leurs dépenses en essence.

Faut-il passer le cap? Alors que le prix des carburants n’a jamais été aussi élevé et que la Commission européenne pousse à la fin des moteurs thermiques pour 2035, de nombreux Français s’interrogent sur l’opportunité d’acheter un véhicule électrique ou hybride. En septembre, la Tesla Model 3 est même devenue la voiture la plus vendue en Europe devant la Renault Clio et la Dacia Sandero. Il faut dire qu’entre les aides à l’achat et le prix du plein qui s’envole, il y a de quoi se poser des questions.

Il coûte deux fois moins cher que l’essence sans plomb. Le bioéthanol (E85), un cocktail à base d’alcool et d’essence, s’affiche à moins de 70 centimes par litre. Conséquence: face à la flambée des prix du carburant, il séduit de plus en plus les Français. Mais pour pouvoir l’utiliser, il faut un véhicule compatible avec le Superéthanol-E85 ou se procurer un boîtier de conversion. Cette dernière option est-elle cependant une bonne idée?

Face à la hausse des prix du carburant, les Français décident de faire de plus en plus attention au coût financier des trajets domicile-travail. Et qui dit restrictions dit changements d’habitudes. Parmi ces nouvelles habitudes, on retrouve évidemment le covoiturage. Ces milliers de nouveaux “covoitureurs” pourraient néanmoins se retrouver confrontés à un problème bien connu des habitués des trajets en voiture entre inconnus: le silence. Si, pour certains, ce silence peut être salvateur car ils ne souhaitent pas parler, pour d’autres, il est une véritable hantise.

À voir également sur Le HuffPost: Carburant, énergie... la réponse du gouvernement ne convainc pas

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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