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Prix du cacao à la hausse mais producteurs pauvres, les paradoxes de l'industrie du chocolat

Jamais les prix du cacao n'avaient atteint un tel record : près de 10 000 dollars la tonne. Plus de 130% d'augmentation en un an. Le paradoxe, c'est que plus de la moitié des producteurs de fèves de cacao vit sous le seuil de pauvreté. Souvent, ce sont même des enfants qui travaillent dans les plantations. De quoi donner un goût un peu amer à nos œufs de Pâques. Explications depuis la Suisse, le « pays du chocolat ».

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Les fabricants suisses de chocolat se sont engagés à mettre fin au travail des enfants d'ici à 2025. C'est le « paradoxe », dit Dorothée Baumann-Pauly, auteure d'une étude sur le sujet à l'université de Genève. Malgré les efforts des entreprises - et des États - le travail des enfants dans les plantations de cacaoyers augmente : « Depuis le Covid-19, on voit que les initiatives pour éliminer le travail des enfants ne marchent pas aussi bien que prévu. C'est aussi parce qu'il y a des nouvelles zones de production, dans des endroits plus isolés, ou il n'y a pas encore de contrôles. C'est le cas par exemple en Côte d'Ivoire. »

Commerce équitable

L'actionnariat façon Choba-Choba a un coût : une tablette de chocolat de ce producteur coûte deux à trois fois plus cher qu'une tablette conventionnelle. Mais c'est finalement « le prix à payer », estime Éric Garnier, si on veut manger un chocolat « socialement et environnementalement responsable ».


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