Prix Bayeux des correspondants de guerre : une 28e édition qui rappelle l'importance d'une presse libre

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De grands yeux noirs qui lui mangent le visage. La voix rauque d'un adulte. "Le sniper a tiré dans la tête de ma petite soeur. J'ai eu très peur pour elle et je l'ai tirée par les pieds." La caméra de la BBC prend de la hauteur. On distingue alors une rue, le corps d'un enfant qui porte un tee-shirt rose, un jean, et un autre enfant qui l'attrape par les pieds. On a certes été quelque peu averti par le titre du reportage " Les tireurs d'élite du Yémen" mais la sidération reste violente et totale. " Le sniper me tirait dessus", poursuit Amri, le grand frère de Ruweida. Amri est un héros. Amri n'a que huit ans.

Nous sommes au Yémen dans la ville de Taez et dans la plus grande discrétion, ce qui ressemble fort à un génocide, est en train de se dérouler depuis des mois. Un chiffre : 450. Le nombre d'enfants assassinés sur cette ligne de front par des snipers dont la cible est très précisément de liquider toute une génération à venir.

A Bayeux, un documentaire fait plus d'entrées que James Bond

La 28e édition du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre a une nouvelle fois démontré que la planète terre abritait des violences que rien ne semblait arrêter. Des dingues qui tirent sur des enfants, dix ans de guerre en Syrie, Gaza/Isarël un conflit sans fin, l'Erythrée où l'on entasse des hommes pendant des années sans autre forme de procès, et plus proche de nous, la Biélorussie où comme l'a rappelé Nicolas Poincarré qui présentait la soirée samedi, le dictateur en p...


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