"Privilège blanc", réseaux sociaux, islamisme : les méthodes du nouvel antiracisme pour abattre l'universalisme

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Depuis plusieurs années, des mouvements et individus vérolent la lutte contre le racisme pour en imposer une vision clivante et communautaire. Ils sont minoritaires. Mais leur activisme agressif et bruyant s'étend. Ils sont en passe de devenir les représentants de l'antiracisme en France. Les récentes manifestations montrent leur influence grandissante. Comment est-ce possible ? Deux conceptions s'affrontent. La première est l'universalisme, étroitement liée à notre histoire. Elle est à l'origine de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

L'universalisme reconnait l'humain avant la couleur

L'universalisme reconnait l'individu dans son humanité. Aucune idéologie politique ou religieuse, aucune tradition, culture ou philosophie, ne peut justifier des discriminations à l'encontre d'un individu. Peu importe la couleur de peau, le sexe, la culture, la religion ou le milieu : le lieu de naissance ne doit pas être une roulette russe où "tu perds ou tu gagnes". Notre triptyque républicain, "Liberté, Égalité, Fraternité", en est la traduction philosophique. C'est pour cela que la République ne distingue ni la couleur ni la (non) religion des individus. Elle ne reconnait que des citoyens, sans distinction.

Depuis plusieurs années, des mouvements et individus vérolent la lutte contre le racisme pour en imposer une vision clivante et communautaire

Cet idéal universaliste est le moteur de milliers de femmes et d'hommes à travers le monde. Il s'agit bien d'un idéal, d'un principe, pas d'un programme politique. Cet idéal a inspiré nos lois pour lutter contre les discriminations et le racisme. Mais il a souvent été trahi par le non-respect de ces mêmes lois. Il a aussi été trahi par certains de ceux censés le promouvoir et s'en inspirer dans leurs actions politiques. De la colonisation d'hier aux ghettos urbains d'aujourd'hui, la France n'a pas toujours été à la hauteur. Pourquoi ? Une des raisons est que les opposants à l'universalisme ont toujours été influents. D'autres l'ont instrumentalisée pour imposer la "civilisation" à des peuples considérés comme inférieurs. Les enjeux économiques et géostratégiques étaient souvent les premières motivations. Les idéaux, c'est bien. L'expansion de l'empire français, c'est mieux.





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