En prison, Jacques Mariani projette toujours son ombre sur le banditisme corse

Libération.fr
Jacques Mariani devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, le 25 février 2008 à Aix-en-Provence.

«Libération» a eu accès au dossier d'instruction concernant l'héritier de la brise de mer, interpellé en décembre à la même époque que les frères Guazelli. Au menu : extorsion, assassinats, trafic de drogues.

Jacques Mariani ? «En Corse, rien que son nom fait frémir. Entre les crimes qu’il a réellement commis et ceux qu’on lui attribue, ce type traîne une légende noire qui suffit à intimider…», raconte un quadra frayant dans les cercles politiques bastiais.

A 52 ans – dont la majorité passés derrière les barreaux – «Monsieur Mariani» est en effet l’un des derniers héritiers de la bande criminelle de «la brise de mer», ce qui pourrait suffire à asseoir sa réputation. Racket, vol, assassinat, infraction à la législation sur les armes, menaces de mort, corruption : rien (ou presque) ne manque à son casier judiciaire. «Sans compter ce qui n’y a pas été inscrit», détaille un policier corse habitué des procédures de règlements de comptes, qui juge pour sa part que le bonhomme «est un vrai psychopathe».

Rien d’étonnant, dès lors, à ce que le nom de Jacques Mariani réapparaisse à chaque nouveau flingage dans le milieu corse. Dernier exemple en date, celui dit du «double homicide de l’aéroport de Bastia». Le 5 décembre 2017, Antoine Quilichini – dit Tony le boucher – et Jean-Luc Codaccioni, deux autres gros poissons de la voyoucratie locale, sont abattus à l’arme lourde, devant des voyageurs médusés, sur le parking de l’aéroport de Poretta, qui dessert la deuxième plus grande ville de Corse. Moins de vingt-quatre heures plus tard, un article du Monde pointe la piste du «fils de l’un des ex-barons de la brise de mer», et tous les regards se tournent vers Jacques Mariani.

Timing troublant

Peu de temps après, un autre nom se met à circuler dans les journaux. Celui des «frères Guazelli», les deux jeunes fils d’un autre ex-baron de la «Brise», Francis Guazzelli, assassiné en novembre 2009. Finalement, la police judiciaire va faire d’une pierre deux coups en coffrant les (...)

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