Prison ferme requise en appel contre Rouillan

Le parquet général a requis mardi en appel deux ans de prison dont un ferme à l'encontre de l'ex-dirigeant du groupe Action directe Jean-Marc Rouillan, pour apologie du terrorisme, a-t-on appris auprès de Me Olivier Morice, avocat des parties civiles. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard

PARIS (Reuters) - Le parquet général a requis mardi en appel deux ans de prison dont un ferme à l'encontre de l'ex-dirigeant du groupe Action directe Jean-Marc Rouillan, pour apologie du terrorisme, a-t-on appris auprès de Me Olivier Morice, avocat des parties civiles.

La peine requise par l'avocat général est plus sévère que celle à laquelle Jean-Marc Rouillan avait été condamné en 2016 en première instance (huit mois de prison ferme).

Il pourrait donc théoriquement retourner en détention si la décision, mise en délibéré au 16 mai, va dans ce sens.

Jean-Marc Rouillan avait qualifié de "courageux" les auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts, dans un entretien dans l'édition de mars 2016 du mensuel marseillais Le Ravi.

Action directe, organisation armée d’extrême gauche, a commis plusieurs assassinats et attentats dans les années 1980. Condamné pour assassinats, Jean-Marc Rouillan est actuellement en liberté conditionnelle.

"Rouillan est toujours enfermé dans son idéologie mortifère d'Action directe", a déclaré Me Morice à Reuters. "Il voit des héros alors qu'on est face à des terroristes méprisant la dignité de la personne humaine."

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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