Prison : Balkany sort de la Santé parce que la sienne est mauvaise

En première instance, le tribunal avait condamné Patrick Balkany à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé, avec incarcération immédiate.

Patrick Balkany est un homme libre. Au dernier jour de son procès pour fraude et blanchiment, la cour d'appel de Paris a libéré ce mercredi 12 février l'ancien baron de la droite française pour raison médicale. Malade, le maire de Levallois-Perret a quitté la maison d'arrêt de la Santé, où il était incarcéré depuis le 13 septembre.

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Au vu d'une alarmante expertise médicale, la cour d'appel a consacré dans l'urgence une audience à une nouvelle demande de libération de l'élu des Républicains, dans la foulée de son procès en appel pour blanchiment. Constatant que l'état de santé de Patrick Balkany, qui souffre d'une grave pathologie digestive et de dépression, "est difficilement compatible avec la détention", la cour a décidé de le remettre en liberté, tout en lui imposant un contrôle judiciaire léger, sans caution.

"Le bonheur, ça ne se décrit pas", a réagi Isabelle Balkany, 72 ans, accourue devant la prison pour venir chercher son époux. "La cour n'a pas fait de cadeau à Balkany, c'est juste que la situation médicale indiquait que ce n'était plus possible", a pour sa part déclaré l'avocat du maire Romain Dieudonné, qui avait demandé dans la matinée "la justice" pour un homme malade, "déjà un genou à terre". Le maire de Levallois, commune cossue de l'ouest parisien ravie il y a plus de 30 ans aux communistes, n'est déjà plus selon sa famille qu'un futur retraité, un septuagénaire fragile, qui "

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