Prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe: le détenu mis en examen pour séquestration

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La prison de  Condé-sur-Sarthe (orne) le 12 juin 2019 - GUILLAUME SOUVANT © 2019 AFP
La prison de Condé-sur-Sarthe (orne) le 12 juin 2019 - GUILLAUME SOUVANT © 2019 AFP

La prise d'otages avait duré plusieurs heures, mardi passé. Ce jeudi, le parquet d'Alençon, dans le département de l'Orne, a indiqué que le détenu qui avait agréssé deux surveillants pénitenciaires avait été mis en examen notamment pour "séquestration" et "violences." Le mis en cause a été écroué à la maison d'arrêt du Mans, a-t-on indiqué de même source.

Le procureur d'Alençon François Coudert a apporté des précisions sur la prise d'otages qui a duré quatre heures dans cette prison de haute sécurité.

"A l'occasion d'un mouvement depuis l'espace buanderie du couloir vers la cellule du détenu, le détenu se saisissait d'un poinçon, dont il était préalablement porteur, et intimait l'ordre aux deux surveillants qui l'accompagnaient pour réaliser ce mouvement de ne pas bouger" et "de s'agenouiller", a dit ce dernier.

Pas de complicité?

Un jeune surveillant, stagiaire en fonction depuis un mois, a été frappé "d'un violent coup de poing au niveau de l'oeil alors que celui-ci était à genou" et menotté dans le dos. La surveillante "était maintenue à distance par des gestes et paroles menaçants, notamment avec l'arme pointée en sa direction", d'après la même source.

Le poinçon a été placé sous la gorge du surveillant pour intimer l'ordre à d'autres surveillants arrivant en renfort de s'éloigner.

Le détenu a aussi utilisé un gilet pare-lames et a utilisé des clés en ouvrant la cellule de deux autres détenus. "En l'état de l'enquête, ces détenus n'apparaissent pas complices, et auraient au contraire, d'après les déclarations répétées des surveillants, aidé par des soins appropriés les victimes à traverser l'épreuve en cours (...)", selon le procureur.

Vers midi, le détenu a libéré la surveillante, puis peu avant 14H00, il s'est rendu au RAID, "ce qui permettait de porter secours au surveillant encore retenu".

Au sujet de l'arme utilisée, le détenu a précisé "avoir fabriqué la veille une arme artisanale à partir d'une cuillère fournie par l'administration à chaque détenu", avec une lame "très effilée" de 6,5 cm.

Perpétuité

Le preneur d'otages, âgé de 33 ans, voulait par cette action obtenir une révision de sa peine. Il a été condamné en 2017 à perpétuité pour viol et tentative de meurtre.

Le détenu compte déjà 24 condamnations, dont neuf pour des faits de violences, outrages ou menaces sur des Personnes dépositaires de l'autorité publique (PDAP). Arrivé à Condé-sur-Sarthe le 17 septembre, le détenu avait fait l'objet le 24 septembre d'une note d'incident après la découverte en promenade d'une arme artisanale.

Article original publié sur BFMTV.com

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