Non prioritaires mais vaccinés : les fraudeurs de la vaccination

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Par peur, pour protéger leurs proches ou simplement dans l'espoir de retrouver une vie normale, certaines personnes n'hésitent pas à user de fausses ordonnances ou de passe-droits pour contourner le calendrier vaccinal. 

«Attendre encore jusqu'à l'été, voire l'automne, pour peut-être, je dis bien peut-être, pouvoir être vacciné?! Hors de question!» Martin, 28 ans, se présente sans retenue comme «un fraudeur de la vaccination». Il fait partie de ceux qui sont parvenus à obtenir la précieuse injection, sans pour autant rentrer dans les critères de vaccination établis par le gouvernement. Leurs méthodes? Des passe-droits de connaissances travaillant dans le milieu médical, de fausses ordonnances ou simplement un arrangement avec leur médecin. 

C'est avec la complicité de son généraliste que Martin a pu obtenir son sésame: une ordonnance pour se faire vacciner dans un centre de vaccinations de la région Occitanie. Alors qu'Emmanuel Macron a dévoilé fin mars un nouveau calendrier vaccinal, Martin ne regrette pas une seule seconde son geste. «J'ai peur pour ma santé, explique le jeune homme, asthmatique sévère depuis son enfance. Je ne suis pas dans les critères de vaccination alors que l'on sait que l'asthme est un facteur aggravant. Sauf que comme je suis jeune, je n'ai pas le droit d'être rassuré et protégé, peste-t-il. Je dois prendre sur moi, en priant pour ne pas attraper ce virus qui pourrait salement m'amocher. Je ne comprends pas pourquoi l'asthme n'a pas été intégré dans la liste des critères prioritaires.»  

Retrouver sa vie d'avant

Martin n'est pas le seul à se sentir oublié par la politique de vaccination du gouvernement. Pour Marine Crest-Guilluy, médecin généraliste à Marseille, de nombreux patients... 

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