Les principales revues médicales appellent à l’action climatique

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L’éditorial commun publié par les revues scientifiques les plus éminentes rappelle les conséquences sanitaires du changement climatique et pointe du doigt la responsabilité des chefs d’État et de gouvernements.

C’est et combattif que signent ce 4 septembre 19 éditeurs des plus prestigieuses revues scientifiques médicales du monde au premier rang desquels The Lancet et le British Medical Journal. Les ONG environnementales n’en désavoueraient certainement pas le contenu. On peut y lire notamment cette condamnation sans appel : “La plus grande menace pour la santé publique globale, c’est l’échec continu des grands leaders mondiaux à décider de maintenir la température de la planète en dessous de 2°C et à restaurer la nature.”

Cette sentence intervient à la suite d’un argumentaire très détaillé. “La santé est déjà affectée par l’augmentation globale des températures et la destruction de la nature, une réalité sur laquelle les professionnels de santé informent depuis des décennies”, rappellent les auteurs. Ainsi, la mortalité due à la chaleur chez les plus de 65 ans a été multipliée par deux. Ces températures plus élevées ont provoqué une augmentation des affections rénales, des maladies de la peau, des infections tropicales, des allergies tandis que la morbidité et la mortalité attribuées aux maladies cardio-vasculaires et pulmonaires sont en hausse. Et ces impacts touchent principalement les enfants, les personnes âgées, les pauvres, les minorités ethniques et les personnes présentant des comorbidités. Comme pour le Covid-19, ce sont les catégories les plus faibles qui sont le plus impactées. De plus, les rendements des principales cultures ont baissé de 1,8 à 5,6% depuis 1981.

Le changement climatique impacte d'abord les plus faibles et les plus pauvres

Les auteurs dénoncent également le fait que ce sont les pays les plus pauvres ayant le moins émis de gaz à effet de serre qui sont le plus impactés par les sécheresses, inondations, tempêtes générées par le changement climatique. Les États les plus riches doivent donc augmenter leurs efforts de réduction de leurs émissions et financer par ailleurs l’adaptation des plus pauvres aux impacts climatiques, appelant à ce que ces p[...]

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