Les principales menaces de la fonte d'une barrière de glace en Antarctique

·2 min de lecture

La barrière de Larsen est une barrière de glace sur la côte nord-ouest de l’Antarctique. Elle est constituée par une série de trois barrières qui forment (ou formaient) des baies distinctes : Larsen A (la plus petite), Larsen B et Larsen C (la plus grande). Une étude publiée le 14 avril 2022 dans le Journal of Geophysical Research : Atmospheres, a cherché à évaluer la contribution de diverses conditions et phénomènes atmosphériques afin d’identifier les causes les plus importantes qui induisent la fonte de la glace de la barrière de Larsen.

Pour cela, l’équipe de chercheurs anglais a utilisé une modélisation informatique dans laquelle ils ont rentré toutes les observations et mesures faites dans cette région de l’Antarctique. Ils ont pu simuler des schémas de fusion de la glace de surface sur Larsen C dans différents scénarios atmosphériques et ont identifié lequel était le plus significatif.

Un peu d’histoire

Plusieurs événements importants ont été observés sur cette barrière de Larsen : Larsen A et Larsen B se sont désintégrées respectivement en 1995 et en 2002, mais la banquise a fini par se reformer en 2011 pour Larsen B et a tenu. En 2017, c’est au tour de Larsen C de se désintégrer avec un bloc de glace équivalent à un département français représentant 10 % de son volume. Puis, finalement, une énorme débâcle s’est produite entre le 19 janvier et le 22 janvier 2022 brisant de nouveau le front de Larsen B.

La barrière de Larsen se position dans la pointe nord-ouest de l'Antarctique. La photo ci-dessus montre la baie formée par Larsen C en blanc. © Midas Project, A.Luckman, Swansea University
La barrière de Larsen se position dans la pointe nord-ouest de l'Antarctique. La photo ci-dessus montre la baie formée par Larsen C en blanc. © Midas Project, A.Luckman, Swansea University

Bien que ça ne semble pas intuitif au premier regard, ces pertes nous affectent tous. Lorsque ces barrières de glace s’effondrent, les glaciers en amont qui sont retenus par ces barrières finissent par s’écouler dans l’océan, participant à l’augmentation du niveau de la mer. L’étude de ces barrières par Ella Gilbert (première auteure) et ses collègues est donc essentielle...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles