Les principales associations d'élus ne participeront pas au Conseil national de la refondation

Emmanuel Macron lors de son discours devant les ambassadeurs de France à l'Élysée, le 1er septembre 2022. - Mohammed BADRA / POOL
Emmanuel Macron lors de son discours devant les ambassadeurs de France à l'Élysée, le 1er septembre 2022. - Mohammed BADRA / POOL

Un camouflet de plus. Après les différentes oppositions et le président du Sénat, Gérard Larcher, les élus ont également annoncé qu'ils ne participeraient pas au Conseil national de la refondation (CNR).

"Le cadre du CNR qui nous est proposé ne nous semble pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences de nos collectivités", justifient François Sauvadet, président de Départements de France, Carole Delga, présidente de Régions de France, et David Lisnard, président de l’Association des maires de France dans un communiqué de presse commun repris par France Info.

"Je ne sais pas si ça va marcher"

Ces responsables politiques mettent en avant des "enjeux majeurs qui menacent la continuité des services publics locaux et l'investissement public", au niveau des collectivités territoriales. D'après eux, "c'est par un dialogue dédié et direct entre les représentants des collectivités, l’exécutif et le Parlement, que doivent être abordées les questions qui touchent au quotidien des Français et engagent l’avenir du pays".

Le CNR aura lieu le 8 septembre prochain à Marcoussis dans l'Essonne. Dans une lettre officielle, Emmanuel Macron a demandé à François Bayrou, chef de file du MoDem et haut-commissaire au Plan, de piloter cet objet politique comme l'a révélé l'Opinion ce jeudi. Dans ce même média, ce dernier ne s'est pas montré des plus optimistes : "Je ne sais pas si ça va marcher ni même si ça peut marcher", a notamment déclaré l'ancien ministre de la Justice.

Article original publié sur BFMTV.com