Principale menacée au couteau à Chenôve: le collégien a donné deux versions différentes, une enquête ouverte

Interpellé vendredi après-midi puis placé en garde à vue, l'adolescent de 15 ans qui a menacé avec un couteau la principale du collège Édouard-Herriot à Chenôve (Côte-d'Or) était ce dimanche après-midi en cours de présentation à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen, a annoncé le procureur de la République à Dijon Olivier Caracotch.

Il a également annoncé qu'une information judiciaire a été ouverte, notamment pour "tentative d'homicide volontaire sur un enseignant" et "violences volontaires" avec circonstances aggravantes. Le parquet a également requis un placement en détention provisoire du collégien.

Le collégien "n'a pas contesté les faits"

Lors de son audition, l'adolescent, exclu temporairement de l'établissement avant les vacances d'hiver en raison d'un incident avec sa professeure d'anglais, "n'a pas contesté les faits" mais a donné deux explications différentes sur les motivations de son geste.

L'élève, décrit comme "difficile", "expliquait tout d'abord avoir voulu se venger (de la professeure), en souhaitant la planter, puis s'être ravisé car selon ses termes : 'Planter une prof, c'était trop grave'", a déclaré Olivier Caracotch lors d'une conférence de presse.

Le collégien a alors affirmé avoir décidé de prendre la principale en otage, mentionnant les attentats de novembre 2015 "pour donner du crédit à son projet".

En fin de garde à vue, l'adolescent a fourni une deuxième version. Selon le procureur, il a assuré avoir "en réalité été recruté par des connaissances qui avaient eu vent de ses difficultés avec sa professeure pour la tuer au sein du collège, elle, et trois membres de l'équipe éducative" et qu'il "devait être rémunéré pour cela".

Cette version, a souligné le procureur, n'est "corroborée par aucun élément objectif recueilli lors de enquête". Olivier Caracotch estime qu'"elle pourrait être en lien avec une volonté chez ce jeune de se donner de l'importance", une volonté "entretenue par le légitime retentissement médiatique de cette affaire" et notée par l'expert psychiatrique chargé de son examen.

Article original publié sur BFMTV.com