Le prince Philip, une vie dans l'ombre de la souveraine

·1 min de lecture

Il était un socle, une épaule, mais aussi un caractère bien trempé. Le prince Philip, époux de la reine d’Angleterre, est mort ce vendredi matin, à 99 ans. Sa vie durant, il est resté au second plan, marchant deux pas derrière la reine, éclipsé. Elle, souveraine admirée, respectée, rigoureuse et parfois introvertie. Lui, sociable, rieur, mais aussi bourru et souvent gaffeur. Si on le connaît bien moins que celui de son illustre épouse, le parcours du duc d'Édimbourg a été marqué par la pauvreté puis la richesse, l'abandon d'une famille et la naissance d'une nouvelle, le manque d'attention puis l'amour inconditionnel, inaliénable. Un esprit libre qu'il a fallu dompter.

Exilé, puis brinquebalé de châteaux en manoirs

Philip naît en 1921 sur la table de la salle à manger familiale, sur l'île de Corfou, en Grèce. Sa famille, qui descend pourtant de têtes couronnées, est sans-le-sou. En Grèce, un coup d'Etat vient sonner le glas de la monarchie. Le père de Philip est un temps arrêté, et la famille est contrainte de s'exiler. Philip, âgé d’un an seulement, est exfiltré dans une caisse d'oranges, direction Paris. Le petit garçon, délaissé par ses parents, est brinquebalé dans des châteaux, hébergé par des connaissances.

Détaché de son cercle familial le plus proche

Le parcours familial chaotique de Philip lui permet de devenir multilingue. Tout comme sa mère - pourtant totalement sourde - qui, à force d'exercices, parvenait à lire sur toutes les lèvres. À 8 ans, Philip est privé de ce...


Lire la suite sur Europe1