Le prince Philip, l’éternel second, est mort

Par Marc Fourny
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Elizabeth II et son époux Philip d'Édimbourg. 
Elizabeth II et son époux Philip d'Édimbourg.

Les princes consorts sont comme les Premiers ministres : quand ils sont là, ils gênent, et quand ils sont absents, ils manquent? Éternels faire-valoir de leur épouse, bien peu se sont accommodés d'une seconde place derrière la couronne. À moins d'un mètre, certes, mais toujours derrière, tandis que leur femme parade au premier rang, attirant la lumière? Le prince Philip de Grèce, rebaptisé Mountbatten, ne déroge pas à la règle. Son tempérament entier, macho et conservateur, n'a jamais vraiment digéré ce rôle de figurant que lui a attribué l'Angleterre dès son arrivée à Buckingham. Il avait rêvé d'un royaume, il a décroché un strapontin.

Tout commence par une incroyable destinée. Dans les années 1940, Philip de Grèce est un noble sans le sou, paria du Gotha, né dans une famille royale de souche dano-allemande alors dispersée par la guerre. Il est placé dans différentes écoles, où il est élevé parfois à la dure, jusqu'à ce que son oncle Louis Mountbatten le prenne sous son aile : le jeune Philip, un rien frimeur, fait ses armes dans la Navy et fréquente la cour des Windsor. Ce qui devait arriver arrive? Sa cousine Elizabeth finit par tomber folle amoureuse du fringant officier blond, de cinq ans son aîné. Les deux jeunes gens, qui descendent tous deux de la reine Victoria, commencent par échanger des lettres, pendant que Mountbatten tente de convaincre le couple royal que son neveu ferait un excellent mari pour leur fille. Le roi George VI n'est guère convain [...] Lire la suite