Primes, heures supplémentaires... Le plan de Macron contre l’inflation n’a pas convaincu

GRÈVES - « Plus que jamais hors sol. » À l’occasion d’une nouvelle journée de manifestations à l’appel de la CGT, jeudi 27 octobre, le secrétaire général du syndicat Philippe Martinez a jugé sévèrement le refus d’Emmanuel Macron d’indexer les salaires sur l’inflation réitéré la veille sur France 2.

Invité de l’émission L’Événement, le président de la République a expliqué que « si on veut créer de l’emploi et faire que celles et ceux qui travaillent vivent dignement, la solution n’est pas de réindexer les salaires sur l’inflation ». L’ex-ministre de l’Économie a plutôt fait la promotion des primes et des heures supplémentaires, deux mesures défiscalisées, tout en assurant que l’État n’avait de toute manière pas le pouvoir d’augmenter unilatéralement les salaires dans les entreprises privées.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, les manifestants rencontrés par Le HuffPost dans le cortège parisien ne sont pas du tout convaincus par ce plan.

La CGT réclame toujours une augmentation du Smic, une indexation de tous les salaires sur l’inflation et une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, a rappelé Philippe Martinez qui va « demander une réunion à Élisabeth Borne » sur ces thèmes. Mais la CGT ne sera peut-être pas en position de force au regard de la faible mobilisation.

Mobilisation délicate pendant les vacances

À peine quelques centaines de manifestants à Lyon, Toulouse et même à Paris... Cette nouvelle mobilisation de la CGT s’est avérée plutôt faible, en pleines vacances scolaires et sans participation d’autres syndicats. Les mobilisations connaissent « des hauts et des bas » et les périodes de congés scolaires sont moins favorables, a reconnu le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. « Mais il y a besoin de continuer à maintenir cette pression pour qu’il y ait augmentation des salaires », a-t-il justifié au départ de la manifestation parisienne à Montparnasse.

Au plus fort de la grève dans les raffineries et de ses conséquences sur les automobilistes, la mobilisation du 18 octobre avait rassemblé 107 000 manifestants dans toute la France selon la police (300 000 selon le syndicat), avec des grèves dans le nucléaire et les transports. Si la CGT s’était dite « assez satisfaite » de cette journée, cette mobilisation n’avait pas débouché sur un élargissement des mouvements sociaux comme l’espéraient les organisateurs. La CGT espère que FO, Sud et Solidaires seront de retour dans les cortèges pour la prochaine journée de mobilisation prévue le 10 novembre.

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