La prime pour les travailleurs précaires versée par erreur à des milliers de personnes

Lucie Oriol
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
Une agence Pôle emploi le 7 février 2018 à Paris (Photo: REUTERS)
Une agence Pôle emploi le 7 février 2018 à Paris (Photo: REUTERS)

CORONAVIRUS - Entre “flou artistique” et “précipitation”. Depuis quelques jours, plusieurs syndicats de Pôle Emploi dénoncent les conditions de versement de la prime pour les travailleurs précaires, dit aussi “prime pour les permittents”. Annoncée par Jean Castex à l’automne et renouvelée depuis pour trois mois supplémentaires, cette prime a commencé à être versée par Pôle emploi, de manière automatique, au début du mois de février, au titre de novembre et décembre.

Alors que les saisonniers déploraient déjà une aide trop restrictive qui rate sa cible, la CFDT évoque désormais dans une lettre ouverte transmise au HuffPost de nombreux dysfonctionnements. Selon le syndicat, près de 40.000 demandeurs d’emploi auraient touché la prime par erreur, ou des montants ne correspondant pas à leurs droits. “Cette aide a été versée à des usagers qui rencontrent déjà des difficultés financières importantes. Pôle Emploi doit-il les accentuer en demandant de rembourser des montants versés par erreur?”, s’agace notamment la missive.

Pour David Vallaperta, secrétaire secteur emploi CFDT-PSTE, contacté par Le HuffPost, c’est un “vrai bazar”. “C’est le branle-bas de combat entre les conseillers, la direction et les régions. Les collègues sont extrêmement sollicités. On s’est rendu compte d’un certain flou artistique dans la rédaction du décret qui a été faite dans la précipitation et n’était pas suffisamment claire sur les revenus. Le gouvernement était dans une volonté de rassurer et n’a pas suffisamment travaillé en c...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.