Primaires LR : les trois options sur la table

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Le parti Les Républicains (PHOTO D'ILLUSTRATION). - PHILIPPE HUGUEN / AFP
Le parti Les Républicains (PHOTO D'ILLUSTRATION). - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Réunis ce matin en conseil stratégique rue de Vaugirard à Paris, Les Républicains ne sont pas encore parvenus à décider comment désigner leur candidat à la primaire.

Alors que cinq candidats se sont officiellement déclarés pour participer à la compétition (Valérie Pécresse, Eric Ciotti, Michel Barnier, Philippe Juvin, Denis Payre) et que Xavier Bertrand refuse, lui d'y participer, trois options tiennent toujours la corde.

Option 1: une primaire qui ratisserait large

Première piste, celle d'une primaire ouverte qui permettrait aux militants et aux sympathisants d'y participer. Ce scénario, qui a le mérite d'être celui prévu par les statuts du parti, était ardemment défendu par le président LR du Sénat, Gérard Larcher, dans les colonnes du Figaro fin août.

A l'issue de la réunion de ce jour, Michel Barnier s'est positionné, lui aussi, en sa faveur.

"Le parti va respecter la parole des militants (...) C'est une question de loyauté et de confiance", a ainsi expliqué l'ex négociateur en chef du Brexit à BFMTV.

Valérie Pécresse, présente ce dimanche en Normandie aux côtés d'Hervé Morin, a également réaffirmé son option à ce dispositif.

"Je suis favorable à une primaire qui rassemble tous les candidats, qui permettrait un départage démocratique", a expliqué à la tribune la présidente de la Région Ile-de-France.

Option 2: une compétition pour les seuls militants

Seconde possibilité évoquée ce matin par la droite, celle d'une primaire réservée aux adhérents LR. Défendue par l'ancien ministre Jean Léonetti chargé par le parti de plancher sur le mode de départage, elle permettrait, d'après certains, des débats plus apaisés qu'une primaire ouverte.

"Plutôt qu’une compétition aboutissant (...) à ce qu’un candidat gagne 'contre les autres', ne faut-il pas imaginer une compétition-coopération (...) qui constitue ainsi une équipe capable de diriger la France?", a ainsi déclaré le maire d'Antibes dans une tribune au Figaro.

Les militants devraient trancher sur ces deux options lors du Congrès des LR, le 25 septembre prochain. Pas question d'y voir un certain flottement, jure Damien Abad à notre micro.

"Ce n'est pas flou, c'est un processus démocratique. On n'impose pas les choses, on accepte le débat", juge le président du groupe LR à l'Assemblée nationale.

Option 3: attendre les sondages de janvier

Enfin, troisième scénario sur la table, celui d'utiliser un Congrès du parti au début de l'année 2022 pour désigner directement un candidat. L'option est défendue par plusieurs cadors de la droite. A l'instar de Rachida Dati qui a déclaré au Parisien être "plutôt favorable à ce que chacun fasse campagne et que l’on se retrouve derrière un seul candidat en janvier".

Même son de cloche du côté de Jean-Francois Copé, qui préfère "laisser les mois s’écouler".

"L'expérience montre que les cristallisations ne se font pas encore", explique le maire de Meaux au micro de BFMTV.

La possibilité que la droite se retrouve avec deux candidats- l'un désigné par le parti et Xavier Bertrand qui irait seul- était également dans toutes les têtes.

"Il y a un vrai risque d'empêcher notre victoire" a d'ailleurs admis le porte-parole des LR, Gilles Platret, qui cherche toutefois à temporiser.

"Les esprits doivent encore mûrir. C'est normal que les esprits s’échauffent".

Pas d'option Zemmour sur la table des primaires

Enfin, la rencontre aujourd'hui a aussi été l'occasion d'aborder la probable candidature d'Eric Zemmour en 2022.

Alors qu'une tribune de militants et sympathisants LR appelle Eric Zemmour à rejoindre la primaire de la droite, il n'en est officiellement pas question.

"Demandez-lui. Il n'y est pas candidat", continue Gilles Platret.

Les propos d'Eric Ciotti, candidat à la primaire, ont pourtant jeté un froid. Le député des Alpes-Maritimes a déclaré sur RTL qu'il "voterait Zemmour très clairement" en cas de duel au second tour entre Emmanuel Macron et le polémiste.

Le trésorier des Républicains, Daniel Fasquelle, a voulu fermer le ban. Eric Zemmour "ne sera pas au second tour et que la question ne se pose pas."

"Ca n'engage que lui !" renchérit Jean-François Copé.

Officiellement, le parti vise toujours la désignation de son candidat à la fin du mois de novembre.

Article original publié sur BFMTV.com

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