Primaire écologiste: Eric Piolle appelle ses équipes à la confiance

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Eric Piolle le 30 juin 2021 à Paris

Se voulant "héritier des combats du passé", et "allié des luttes féministes et sociales d'aujourd'hui", le maire de Grenoble Eric Piolle, candidat à la primaire des Verts pour la présidentielle, a lancé sa campagne samedi à Pantin (Seine-Saint-Denis), invitant ses équipes à se "faire confiance".

"Nous pouvons nous faire confiance", a répété à plusieurs reprises Eric Piolle, lors de son premier discours de campagne samedi soir devant plus d'une centaine de militants et soutiens. Il avait déclaré mardi sa candidature à la primaire écologiste de septembre.

Il s'est dit "certain que nous sortirons unis de cette primaire", car "nous avons la vision de la société la plus cohérente" par rapport aux autres forces politiques, avec pour tous les candidats écologistes "une proximité sur le diagnostic et sur les solutions".

"Nous pouvons nous engager dans cette primaire en étant sereins", a-t-il dit, entouré notamment de l'ancienne candidate à la présidentielle Eva Joly, l'eurodéputé David Cormand, la sénatrice Esther Benbassa, et des têtes de liste EELV aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes Fabienne Greber et en Centre-Val de Loire Charles Fournier.

Le maire de Grenoble a dit se sentir "totalement dépositaire de l'héritage des générations précédentes", évoquant "la Commune de Paris", "le Front populaire", "les scientifiques des années 70, 80 90", mais aussi les "pionniers de l'écologie", comme l'ancien candidat à la présidentielle de 1974 René Dumont, Noël Mamère, Eva Joly, l'eurodéputée Karima Delli, l'ancienne ministre Cécile Duflot, José Bové.

"Je me sens pleinement dans cette histoire des écologistes, j'en suis fier, et j'assume tout", a-t-il insisté.

"J'endosse aussi le rôle d'allié des luttes d'aujourd'hui", a-t-il ajouté, citant les luttes féministes, antiracistes, les marches des jeunes pour le climat et les luttes "sociales et démocratiques", comme celle des "gilets jaunes".

Il a d'ailleurs invité à faire une minute de silence pour "nos morts", "de Vital Michalon (tué en 1977 pendant une manifestation écologiste contre la construction de la centrale de Creys-Malville) à Rémi Fraisse (tué en 2014 par une grenade d'un gendarme à Sivens, NDLR), de Adama Traoré à Sandra", dernière victime de féminicide vendredi.

Eric Piolle devra affronter trois autres candidats à la primaire des Verts: l'eurodéputé Yannick Jadot, l'ex-numéro 2 du parti Sandrine Rousseau, et Jean-Marc Governatori, co-président du parti Cap écologie.

caz/cg/cb

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