Primaire écologiste: 3 citations à retenir de l'ultime débat entre Sandrine Rousseau et Yannick Jadot sur BFMTV/RMC

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·5 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Sandrine Rousseau (gauche) et Yannick Jadot (droite) le vendredi 24 septembre sur RMC / BFMTV - BFMTV
Sandrine Rousseau (gauche) et Yannick Jadot (droite) le vendredi 24 septembre sur RMC / BFMTV - BFMTV

Les deux candidats à la primaire écologiste Yannick Jadot et Sandrine Rousseau débattaient ce vendredi sur BFMTV/RMC pour la dernière fois avant le second tour du scrutin, qui se tiendra de vendredi à dimanche. Lors de cet échange, ce sont en majorité des sujets économiques qui ont été abordés: le prix de l'essence, l'augmentation des impôts pour les plus hauts salaires, le revenu d'existence ou encore l'industrialisation.

L'eurodéputé et l'économiste proposent, depuis le début de la campagne, deux visions différentes de l'écologie pour la France. Sandrine Rousseau présente un programme écologique caractérisé de "radical" tandis que Yannick Jadot qualifie cette radicalité de "clivante" et appelle au rassemblement.

Face à l'augmentation du prix de l'essence, "les artisans, don't stress"

L'une des thématiques qui a particulièrement animé le débat ce vendredi, c'est celle des transports. Dès le début, Sandrine Rousseau a en effet déclaré que si elle devenait présidente de la République, elle augmenterait le prix du litre de carburant de "6 à 10 centimes sur une année", et ce, "pendant les cinq années du mandat".

Alors qu'elle évoque par la suite la situation des artisans, le présentateur Jean-Jacques Bourdin la reprend: "L'artisan il roule avec sa camionnette diesel, si vous lui augmentez le carburant de 10 centimes le litre il ne sera pas très content". "C'est pour cela qu'on l'accompagnera, que je lui propose de changer sa camionnette, et que je fais en sorte qu'à la fin de mon mandat, il paye moins en essence cet artisan", répond Sandrine Rousseau.

"Chers artisans, vous aurez encore votre camionnette, don't stress" lance-t-elle.

"Je sais que ce n'est pas facile à entendre", a précisé la candidate, "mais oui il faut que l'essence augmente, parce que c'est ce qui pollue, ce qui nous met en danger, et ce n'est pas un petit danger, c'est un danger pour l'humanité", souligne-t-elle. Pour compenser cette hausse, elle cite la mise en place d'un revenu d'existence, mais aussi une politique "de démobilité, de changement de voiture, et pour tout cela, je m'engage à vous accompagner".

Sur la question de l'essence, Yannick Jadot se dit en faveur de la "modulation des taxes en fonction du prix des carburants sur les marchés". Il souligne qu'il y a "de toute façon une évolution qui va conduire à l'augmentation du prix des carburants simplement du fait du marché, du coût pour aller chercher le pétrole". Mais pour lui, cette augmentation ne doit pas se faire pour le consommateur "de manière violente car cela a un impact très lourd sur le pouvoir d'achat". En ce sens, il n'est "pas favorable à, dès notre arrivée au pouvoir, augmenter le prix des carburants".

L'eurodéputé évoque certaines de ses propositions sur ce sujet, comme "le forfait obligatoire mobilité durable, c'est à dire que les entreprises, à hauteur de 800 euros par an, financent le fait que les personnes se rendent à leur travail avec d'autres moyens que leur voiture individuelle comme le covoiturage et les transports collectifs". Il parle aussi de "la réouverture des petites gares" ou encore du changement des moteurs diesel pour des moteurs électriques.

"Pourquoi on n'aurait pas le droit d'avoir des temps de non-travail dans notre vie?"

Sandrine Rousseau est également revenue au cours du débat sur sa proposition de "revenu d'existence", soit une prestation de 850 euros par mois pour tous les Français dès leurs 18 ans, selon leur salaire. Grâce à ce revenu, elle espère "revaloriser les temps de non-travail".

"Aujourd'hui, on a développé des politiques d'emploi dégradées pour obliger les personnes à sortir de chez elles, on a développé des emplois de basse qualité, qui ont des horaires morcelés, qui sont difficiles, qui cassent les corps en disant 'il n'est pas juste que vous restiez chez vous'", a-t-elle expliqué.

Dans cette situation, "pourquoi on n'aurait pas le droit d'avoir des temps de non-travail dans notre vie? Le droit d'avoir des pauses dans notre carrière professionnelle?".

Le programme de Yannick Jadot comporte une mesure similaire, nommée "revenu citoyen" et destiné aux "personnes en précarité avec un accompagnement vers l’insertion, l’engagement, la formation, l’emploi", dès 18 ans, explique son programme. "Moi ce que je propose c'est que dès notre arrivée, le RSA soit augmenté de 100 euros", et qu'ensuite "dans le quinquennat, on soit au niveau du seuil de pauvreté, à 880/890 euros" avec ce revenu, a-t-il déclaré.

"L'écologie, ce n'est pas prendre une douche froide, dans le noir, une fois par semaine"

"Aujourd'hui la priorité, elle est sur l'efficacité énergétique et la sobriété énergétique", a expliqué Sandrine Rousseau sur le plateau de BFMTV/RMC, appelant à l'arrêt de l'énergie nucléaire. Dans son programme, il est ainsi prévu que la France produise "une énergie d'origine 100% renouvelable d’ici à 2050".

Questionnée sur la mise en place d'une "énergie intermittente" avec son programme - soit que l'électricité par exemple, ne soit pas tout le temps disponible - elle souligne qu'aujourd'hui "toutes les énergies renouvelables ne sont pas intermittentes, il y a la biomasse, la géothermie qui ne sont pas du tout intermittentes". Mais "en effet, on ne peut pas arrêter le nucléaire en ne regardant pas la consommation énergétique que nous avons et en ne changeant rien à notre consommation énergétique".

"L'écologie ce n'est pas prendre une douche froide dans le noir une fois par semaine", précise toutefois Yannick Jadot. "L'écologie c'est être responsable, choisir ce qui nous fait du bien, soit lutter contre le réchauffement climatique et la précarité énergétique".

Yannick Jadot souligne également la nécessité de sortir du nucléaire, comme son opposante, car "les déchets, après 50 ans de nucléaire, on ne sait toujours pas quoi en faire". Il souligne également le risque que représente une centrale nucléaire, rappelant la catastrophe de Fukushima au Japon, "mais surtout aujourd'hui, vous avez des énergies renouvelables, qui sont deux fois moins chères que le nucléaire et qui créent trois fois plus d'emplois".

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles