Prières juives sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem: la justice fait machine arrière

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La justice israélienne fait machine arrière et réitère l'interdiction de prier pour les fidèles juifs sur l'esplanade des Mosquées dans la vielle ville où se dresse le 3e lieu saint de l'islam, la mosquée d'Al-Aqsa. La décision d'une instance inférieure en début de semaine avait provoqué de vives réactions dans le monde musulman.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Esplanade des Mosquées pour les musulmans, mont du Temple pour les juifs, ce lieu saint est le site le plus explosif de la ville de Jérusalem. Et c’est la raison pour laquelle la justice israélienne a réagi aussi rapidement. Le tribunal de paix de la ville avait décrété il y a quelques jours que les prières juives silencieuses étaient acceptables. La police israélienne a fait appel et un autre juge d’une instance supérieure a tout simplement annulé cette décision.

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Un nouvel appel, devant la Cour suprême israélienne cette fois, pourrait remettre en question le statu quo religieux en vigueur depuis 1967 qui interdit les prières non musulmanes sur l’esplanade des Mosquées qui a connu au fil des ans de nombreux incidents. Il y a tout juste 21 ans, la visite sur ce site d'Ariel Sharon, alors chef de l’opposition, avait été suivie par la seconde intifada, un soulèvement qui a fait des milliers de morts.

Les principales autorités rabbiniques s’opposent aux prières et même aux visites sur le mont du Temple pour ne pas fouler du pied la zone où se trouvait la partie la plus sacrée du temple. Mais un nombre de plus en plus important de juifs nationalistes se rendent régulièrement sur place, étroitement surveillés par la police.

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