A la Une: la presse du continent américain se veut optimiste en ce début de 2021

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Un timide vent d’optimisme souffle dans les éditoriaux de ce vendredi 1er janvier 2021. Et ce alors que l’année 2020 semble ne pas vouloir nous lâcher de si vite, elle est même « collée comme un chewing-gum à nos baskets », constate le Washington Post qui poursuit : « La pandémie de coronavirus s’aggravera avant de s’améliorer. Sous le capot de l’économie mondiale on perçoit de drôles de bruits. La bourse est aussi pétillante que du champagne bon marché, pleine de bulles qui menacent d’éclater. Sans parler du président qui continue à taper du pied pour demander qu’on joue les prolongations alors que le terrain de foot est vide et le stade autour désert. Et pourtant », prédit le Washington Post, « l’histoire que racontera l’année 2021 donnera des raisons d’espérer ».

La simple éventualité que Twitter pourrait suspendre le compte de Donald Trump dès que celui-ci aura quitté la Maison Blanche le 20 janvier prochain, suffit à remplir de joie l’éditorialiste du New York Times.

Mais c’est bien évidemment le vaccin contre le Covid-19 qui concentre l’espoir de la presse du continent. « Nous savons d’ailleurs qui nous sommes et la forme que prend notre espérance », estime à ce propos l’éditorialiste du journal péruvien El Comercio. « A d’autres époques, la religion apportait consolation et réconfort. Aujourd’hui, c’est la science qui a pris cette place », se réjouit le quotidien. « Mis en avant par les médias du monde entier, médecins, épidémiologistes et experts en santé publique sont devenus nos guides pour traverser cette crise ».

Les attentes pour la nouvelle année

L’éditorialiste du Houston Chronicle souhaite plus que tout que ses enfants puissent retrouver leurs copains de jeux. « De vrais enfants, dont l’expression du visage n’est pas figé par une connexion internet capricieuse. J’ai hâte d’entendre à nouveau leurs cris de joie dans le jardin », écrit la journaliste, « avec leur rire comme seule chose potentiellement contagieuse ».

Le Journal de Montréal voudrait qu’on fasse de 2021 « l’année de la reconquête de la liberté d’expression ». Le journal The Oklahoman souhaite voir plus « de responsabilité citoyenne ».

En Jamaïque, le Jamaica Gleaner écrit : « Nous voulons mois de corruption dans la fonction publique ».

Et en Haïti, où l’insécurité fait rage, l’éditorialiste du National écrit avec une simplicité déconcertante : « le mieux que l’on souhaite est de rester en vie ».

Pour le journal colombien El Espectador il n’y a aucun doute : « La résilience dont les citoyens font preuve en ces temps difficiles doit être accompagnée par de l’ambition. Car il en faut pour renforcer les institutions, améliorer l’éducation, faciliter la participation politique et consolider la solidarité et le vivre ensemble ».

Pour que ces attentes deviennent réalité il n’y a pas de recette miracle.« N’attendez pas les meilleurs jours pour vous mettre au travail », conseille de sa part Frantz Duval du journal haïtien Le Nouvelliste. « Donnez chaque jour le meilleur de vous en tout ».