Qui est François Asselineau, ce candidat que l’on n’attendait pas ?


François Asselineau a réussi son pari. Ce vendredi, le Conseil constitutionnel annonce que ce quasi inconnu sur la scène médiatique a réussi à rassembler 500 parrainages.

Vendredi 10 mars, la campagne de François Asselineau prend une nouvelle dimension. Celui que personne n’attendait a en effet réussi à faire valider sa candidature avant d’autres personnalités comme Jean-Luc Mélenchon, Jean Lassale ou encore Philippe Poutou. Et le président de l’UPR de saluer sa victoire ainsi sur Twitter :


Peu connu, il mise sur Internet pour faire connaître ses idées. Et cela semble fonctionner. Son autre arme : ses affiches qui se multiplient sur tous les murs de France.


Son programme est basé sur l’Europe. Ou plutôt sur l’opposition à l’Europe. Il prône ainsi une sortie de l’Euro, de l’Union européenne, et de l’Otan. D’où ce surnom : le candidat du Frexit (contraction de French et Exit). Pour lui, c’est la condition pour que la France pèse de tout son poids sur la scène internationale.

Si certains le voient comme candidat de la droite voire de l’extrême-droite, lui se définit en gaulliste, qui souhaite “rétablir la France dans sa puissance”. S’il semble venir de loin, cet énarque de 59 ans s’appuie sur un discours, le même depuis 10 ans : “il faut sortir de l’Europe”. Son parti est classé comme “divers” par le ministère de l’Intérieur.

Des résultats en hausse à chaque élection

Pourtant, celui qui peut compter sur plus de 15 600 adhérents au sein de son parti, fondé en 2007, est tout droit sorti du “système”. Diplômé d’HEC et de l’ENA, il a été conseiller ministériel de Gérard Longuet à l’Industrie, directeur du cabinet de Françoise de Panafieu au Tourisme, chargé de mission au ministère des Affaires étrangères, conseiller de Paris…

Ancien proche de Charles Pasqua, François Asselineau a aussi été à la tête de son cabinet au conseil général des Hauts-de-Seine de 2001 à 2004. Mais en 2005, il claque la porte de l’UMP et deux ans plus tard, fonde l’Union Populaire Républicaine (UPR), le 25 mars 2007, pour marquer le cinquantenaire de la signature du Traité de Rome. “Un choix symbolique”. Il tente ensuite sa chance aux élections européennes de 2014, sans beaucoup plus de succès. Il recueille 77.000 votes, soit 0,41%. En 2015, aux régionales, il atteint les 190.000 voix. Cette année, après avoir réussi l’exploit de réunir ses 500 parrainages, il pourrait faire bien davantage…