"Prendre l'air iodé, respirer et voir la mer" : les vacanciers franciliens très nombreux en Bretagne pour oublier l'atmosphère pesante du Covid-19

Benjamin Illy
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Les bourrasques bretonnes, "c'est vivifiant", dit Maëlle, 18 ans, alors que le vent fouette son visage. Nous sommes sur la pointe de Pen Hir, à l'extrême ouest de la presqu'île de Crozon (Finistère). L'étudiante en biologie à l'université Paris-Saclay a eu beaucoup de cours à distance cette année en raison du Covid-19. "Rester chez nous tout le temps, ce n'était pas très, très agréable", explique-t-elle. Les vacances d'hiver se terminent dimanche 28 février pour la région parisienne et l'ensemble de la zone C et comme Maëlle, les Franciliens ont été nombreux à avoir tenté de changer d'air en Bretagne.

Depuis qu'elle a posé le pied dans le Finistère, le moral de Maëlle va d'ailleurs un peu mieux : "Oui, ça fait du bien. Ça fait du bien de sortir. Je n'en pouvais plus de rester sur mon ordi, j'en avais marre des livres. Libre ! C'est super beau, avec des bonnes randonnées, des beaux paysages, la bouffe, la nourriture qui est excellentissime." Comme le kouign amann, spécialité bretonne très riche en sucre et surtout en beurre.

À l'Hôtel de France de Camaret-sur-Mer, connu pour sa longue plage et ses quais aux maisons colorées, Katell, la propriétaire constate une fréquentation plus importante que les années précédentes. "On voit que les gens ont besoin de sortir, constate-t-elle. On a énormément de monde sur le quai, les sandwicheries fonctionnent, on voit qu'il y a de la demande."

L'hôtel est "quasi complet", se félicite l'hôtellière qui ne s'attendait pas à une telle (...)

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