Premiers cas confirmés du virus de Marburg au Ghana

Début juillet, deux cas de malades suspects ont été découverts au Ghana. Ils présentaient les symptômes d'une gastroentérite aigüe. Des échantillons ont alors été envoyés à l'Institut Pasteur de Dakar pour identifier le virus à l'origine de ces deux cas. Les résultats ont été communiqués par les autorités ghanéennes ce dimanche : il s'agit du virus Marburg qui refait surface après un an sans épidémie.

Avec des symptômes similaires à ceux du virus Ebola, cette fièvre hémorragique cause des symptômes fulgurants, et bien souvent mortels. Tout commence par une fièvre forte et des céphalées intenses. S'ensuivent des crampes abdominales et des diarrhées avec du sang dans les selles pour lesquelles le risque principal est la déshydratation. Il n'existe pas de traitement spécifique, mais la réhydratation, qu'elle soit par voie orale ou intraveineuse, améliore le taux de survie.

Le virus Marburg appartient à la famille des filovirus, tout comme le virus Ebola. © CDC, Frederick Murphy
Le virus Marburg appartient à la famille des filovirus, tout comme le virus Ebola. © CDC, Frederick Murphy

Plusieurs épidémies depuis 1967

Ce n'est pas la première fois qu'une épidémie du virus Marburg se produit. Identifié pour la première fois en 1967 en Allemagne, il provenait à ce moment-là d'expériences effectuées sur des singes importés d'Ouganda. Plus exactement, le virus est porté originellement par des chauves-souris frugivores, sans qu'elles ne développent la maladie. Elles transmettent ensuite le virus soit directement à l'Homme, soit à d'autres animaux sauvages qui eux contaminent ensuite les humains avec lesquels ils entrent en contact.

Depuis, plusieurs épidémies sporadiques ont été signalées, avec un taux de létalité entre 24 à 88 % selon la souche virale et la gestion des cas, explique l’OMS. Jusqu'en 2021, les épidémies ont eu lieu soit en Allemagne pour la première, soit dans l'est ou le sud de l'Afrique. Mais un cas a été identifié en Guinée en août 2021, resté heureusement unique. Aujourd'hui, le Ghana s'inquiète des deux cas détectés, et a informé dans un communiqué que les 98...

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