Le premier pacemaker qui se dissout dans le corps en sept semaines !

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Un pacemaker est un dispositif médical qui envoie des impulsions électriques au cœur. Une sorte de pile cardiaque qui permet de contrôler les battements du cœur lorsque ceux-ci sont trop faibles, après un arrêt ou une chirurgie cardiaque par exemple.

Les pacemakers classiques sont composés d'un boîtier en titane qui contient la batterie et plusieurs capteurs pour récolter des données biologiques. Des sondes fines et souples émergent de celui-ci et sont en contact direct avec le cœur pour le stimuler.

L'implantation ou l'extraction d'un pacemaker n'est pas sans risque : les sondes peuvent se déplacer et être le vecteur d'infection. Une équipe des universités de Northwestern et George Washington aux États-Unis a mis au point un pacemaker d'un nouveau genre. Ultra-fin, il ne nécessite pas de batterie ni de fils et est entièrement biodégradable. Une première !

Des scientifiques des universités de Northwestern et George Washington ont mis au point un pacemaker transitoire composé uniquement de matériaux biocompatibles. Sans fil ni batterie, il se dissout dans le corps en quelques semaines. © Northwestern University

Un pacemaker qui se dissout en quelques semaines

Ce pacemaker est très fin, seulement 250 microns d'épaisseur pour une masse de 0,5 gramme. Il contient simplement une électrode qui est placée à la surface du cœur pour délivrer les impulsions électriques. Le tout est composé de matériaux biocompatibles qui se dissolvent dans les fluides biologiques en cinq à sept semaines, et sont évacués par les voies naturelles.

L'électrode est contrôlée par une antenne externe. Les deux échangent grâce à la communication en champ proche, la même technologie utilisée pour les paiements sans contact.

Le pacemaker transitoire placé sur le cœur. © Northwestern University
Le pacemaker transitoire placé sur le cœur. © Northwestern University

Les scientifiques ont testé leur dispositif sur une succession de modèles animaux, allant de la souris au chien, ainsi que sur des tissus cardiaques humains. Selon eux, il pourra être implanté chez des personnes...

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