Le Premier ministre vante le fret ferroviaire et fluvial au port de Bonneuil

Denis Courtine
Bonneuil-sur-Marne, ce lundi matin. Le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de Nicolas Hulot, ministre de l’Ecologie et d’Elisabeth Borne, ministre des Transports en visite au Port de Bonneuil

Sur un site à fort potentiel en logistique multimodale, Edouard Philippe a écouté les recommandations des spécialistes et avancé des propositions.


Il s’est rendu chez le bon élève pour inciter les cancres à se remuer un peu. Le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de Nicolas Hulot et d’Elisabeth Borne, respectivement ministres de l’Environnement et des Transports, s’est rendu ce lundi matin au Port de Bonneuil pour dresser le constat que « la situation de notre pays en matière de transport de fret n’est pas bonne ». « C’est peu », a-t-il résumé en apprenant qu’au port de Bonneuil transitaient chaque année environ 500 000 t de marchandises par le rail et plus d’un million par le fleuve.

Pourtant, ce n’est pas si mal par rapport aux autres sites multimodaux français. Et c’est surtout un modèle qui n’hésite pas à investir. « Une entreprise est venue nous voir au port de Bonneuil pour développer la part des trains, souligne Eric Fuchs, directeur de l’agence Seine Amont pour Ports de Paris. On leur a donné des trains les plus longs possibles. Ils font 850 m. »

« Avec la plate-forme de triage de Villeneuve-Saint-Georges, le Val-de-Marne pourrait être à la pointe à condition d’investir sur les rails », a analysé de son côté Denis Oztorun, le premier adjoint (PCF) de Bonneuil-sur-Marne.

Les magasins Franprix livrés par la Marne et la Seine

Alors pourquoi le rail et le fluvial n’explosent-ils pas ? « Il faut des lignes et des terminaux », relève Eric Fuchs. En clair, il faut développer les infrastructures. « Parce que les entreprises prennent en compte la logistique trop tardivement, déplore de son côté Catherine Rivoallon, présidente du conseil d’administration à Haropa Ports de Paris. Bien sûr que le délai est plus long et qu’il faut s’organiser. Mais il y a un véritable intérêt économique et environnemental au multimodal. »

« Les raisons sont historiques », observe Alain O’Jeanson, directeur de Paris Terminal, qui livre par le fleuve, de Bonneuil « au pied de la tour (...)

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