Un premier ministre, qui, quand, comment? Ce qu'il faut savoir sur la nomination

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La passation de pouvoir entre Édouard Philippe et Jean Castex, le 3 juillet 2020 à Paris.   (Photo: via Associated Press)
La passation de pouvoir entre Édouard Philippe et Jean Castex, le 3 juillet 2020 à Paris. (Photo: via Associated Press)

La passation de pouvoir entre Édouard Philippe et Jean Castex, le 3 juillet 2020 à Paris. (Photo: via Associated Press)

POLITIQUE - Qui pour succéder à Jean Castex à Matignon? Moins de 24 heures après la victoire d’Emmanuel Macron contre Marine Le Pen, une seule chose est certaine: l’actuel Premier ministre va laisser sa place. Il faut donc trouver son remplaçant.

Côté LREM, il y a déjà des noms qui circulent, dont celui d’Élisabeth Borne. Un sondage Ifop pour TF1 et LCI publié dimanche dans la soirée place l’actuelle ministre du Travail loin dans la hiérarchie des Premiers ministres que souhaitent les Français. Avec 2%, elle est au même niveau que Nathalie Kosciusko-Morizet, loin de François Baroin, Bruno Le Maire ou Christine Lagarde.

Dans l’opposition, Jean-Luc Mélenchon n’a pas attendu longtemps après sa défaite au premier tour pour faire savoir qu’il briguait Matignon. Le député des Bouches-du-Rhône demande aux Français de “l’élire” Premier ministre lors des législatives. Sauf que d’ici aux élections, il y a encore sept semaines à tenir. La démission de Jean Castex interviendra forcément avant et entre temps, il faut bien un chef du gouvernement.

Avant les législatives

Le 19 avril, Jean Castex promettait de quitter son poste “dans les jours qui suivent” la réélection d’Emmanuel Macron. Mais ce ne sera pas pour ce lundi. Le 22 avril, Emmanuel Macron nuançait ces propos en déclarant que Jean Castex resterait en poste pour une “semaine de transition” après le second tour. Auprès de franceinfo, un ministre évoquait la date du “jeudi 28 ou du vendredi 29 avril” pour une éventuelle annonce.

Dans les textes, le Premier ministre n’a pas de date butoir pour s’en aller. En 2002, au lendemain de la victoire de Jacques Chirac, Lionel Jospin avait démissionné, laissant la place à Jean-Pierre Raffarin. Mais rien n’empêche Jean Castex, si ce n’est “l’esprit de la Ve République”, et les traditions, de rester en place jusqu’aux élections législatives des 12 et 19 juin. L’actuel chef du gouvernement plaide pour “une impulsion nouvelle” et ne le fera pas.

Le choix de son remplaçant ne revient donc qu’à une seule et unique personne: Emmanuel Macron, puisqu’il dispose encore de quelques mois de majorité à l’Assemblée. Parce qu’il se succède à lui-même, le président de la République n’est pas contraint d’attendre la proclamation officielle des résultats pour démissionner Jean Castex et nommer son successeur. Enfin, si dans les textes, “le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage sa responsabilité sur son programme”, “l’usage le dispense de se présenter de manière systématique devant l’Assemblée nationale pour obtenir l’investiture”, précise le site Vie publique.

Après les législatives

La question de la nomination du Premier ministre pourrait se représenter en juin prochain, en fonction des résultats des législatives. Si LREM conserve sa majorité à l’Assemblée, le sujet n’a pas lieu d’être: Emmanuel Macron pourra conserver celui ou celle qu’il aura choisi entre temps, s’il le souhaite.

En revanche, si comme l’espèrent désormais tous les partis d’opposition - RN et LFI en tête - la couleur de l’Assemblée change au détriment du camp présidentiel, une cohabitation sera nécessaire et Emmanuel Macron devra choisir un Premier ministre au sein du groupe majoritaire dans l’hémicycle.

Avant d’être réélu, Emmanuel Macron avait mis en garde ses adversaires trop pressés selon lui. “Il y aura d’abord des décisions à prendre, un contexte géopolitique éminemment grave et peut-être des décisions qui seront profondes. Ensuite, il y aura à préparer des élections législatives au mois de juin. Ce sera à ce moment-là et en fonction du résultat qu’on verra. Quand on confond les agendas, on prend rarement de bonnes décisions” avait-il déclaré dans un entretien à Ouest France.

Dans l’entourage du président, l’hypothèse d’une cohabitation n’est pas jugée crédible, rapporte l’Agence France-Presse. Mais la Ve République en a déjà connu trois. Et à gauche, les mains tendues se multiplient pour arriver à un front commun dans l’espoir de récupérer Matignon.

À voir également sur Le HuffPost: À peine les résultats révélés, les élections législatives sont sur toutes les lèvres

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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