Le Premier ministre palestinien échappe à une explosion à Gaza

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Mardi matin, le point de passage d’Erez entre Israël et la bande de Gaza à peine traversé, le convoi du Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, a été visé par une explosion, qui a fait sept blessés. Aucun membre de la délégation n’a été touché. Le dirigeant de l’Autorité palestienne était venu inaugurer une très attendue station d’épuration dans l’enclave. Et, surtout, parler «réconciliation» avec les frères ennemis du mouvement islamiste Hamas.

Le contraste est saisissant avec les scènes de liesse vues début octobre au même endroit, à l’annonce du rapprochement entre les deux factions ennemies après dix ans de lutte fratricide qui ont fracturé l’unité palestinienne et dégradé la situation humanitaire à Gaza.

Après quelques avancées début novembre, notamment sur le contrôle des postes-frontières, la réconciliation s’est finalement enlisée, le transfert du Hamas à l’Autorité palestienne du contrôle du territoire et la collecte des taxes repoussés sine die. Malgré les pressions de l’Egypte sur le Hamas, chaque partie se renvoie la responsabilité de l’échec. Pire : la situation s’est aggravée pour les habitants du territoire sous blocus israélo-égyptien, l’Autorité palestinienne refusant de lever les sanctions sur l’approvisionnement en électricité et les salaires des fonctionnaires. Le Hamas a, lui, en partie arrêté de payer ses propres employés.

Après la tentative d’attentat, condamnée par le Hamas qui a nié toute implication, Hamdallah s’est tout de même rendu à la station d’épuration, réaffirmant sa volonté de «continuer à travailler avec le Hamas». Mais pendant ce temps, le président palestinien, Mahmoud Abbas, accusait ce dernier d’être responsable de ce «lâche attentat».

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