Le Premier ministre japonais écarte des ministres trop proches de la secte Moon

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida, en forte baisse dans les sondages, est contraint de remanier son gouvernement depuis la révélation des liens entre l'Église de l'Unification, plus connue sous le nom de « secte Moon » et le parti libéral-démocrate au pouvoir. Ces liens ont émergé après l'assassinat de l'ancien premier ministre Shinzo Abe le 8 juillet. Son assassin lui reprochait son association avec la secte Moon qu'il accusait d'avoir causé la ruine de sa famille.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Fumio Kishida retire du gouvernement et de son parti libéral-démocrate, les plus ministres et haut-responsables les plus ouvertement lies à l'Église de l'Unification ou secte Moon. C'est une opération coup de balai. Le gouvernement Kishida est à son plus bas niveau de popularité depuis sa prise de fonctions en octobre 2021, à 46% contre 59%, il y a trois semaines.

Le frère de Shinzo Abe, le ministre de la Défense Nobuo Kishi perd son emploi. En mauvaise santé, il a avoué que des membres de la secte Moon avaient servi de bénévoles pour ses campagnes électorales. Le Premier ministre Kishida qui jure n'avoir aucun lien avec l'Église de l'Unification, maintient à leur poste les principaux ministres des Finances, des Affaires étrangères et de l'Économie.

Une secte qui a infiltré la politique japonaise

La secte Moon génère la part du lion de ses revenus au Japon où elle est propriétaire de plusieurs entreprises. Depuis une trentaine d'années, un collectif d'avocats japonais la poursuit au civil en justice, lui réclamant l'équivalent de 900 millions d'euros de dommages et intérêts pour d'anciens fidèles.


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