Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu part en guerre contre les médias

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Benyamin Netanyahu accuse les médias de prendre fait et cause pour les manifestants qui réclament sa démission. Et les compare par la même occasion aux médias nord-coréens. Netanyahu accuse également les médias « d’ignorer la nature violente des mouvements de protestation et les appels lancés à assassiner le Premier ministre et sa famille ». Depuis près de deux mois, les manifestations se multiplient notamment face à la résidence du Premier ministre à Jérusalem et ont pris à plusieurs reprises une tournure violente.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Il a suffi que le ministre de la Défense Benny Gantz, le partenaire mais aussi le rival du Premier ministre israélien, affirme au début du conseil des ministres que les manifestations contre Benyamin Netanyahu étaient le moteur de la démocratie pour mettre le feu aux poudres. Et provoque une virulente diatribe du chef du gouvernement israélien : « Je condamne le caractère unilatéral de la plupart des médias. Ils ne rendent pas compte des manifestations; ils y participent. Ils les attisent. Ce n’est pas seulement des médias mobilisés; ce sont des médias mobilisateurs. Il n'y a jamais eu de mobilisation avec autant de partis pris. Je veux dire "soviétique" mais c’est déjà en termes nord-coréens, des médias en faveur des manifestants. »

Le Premier ministre israélien a condamné la violence de tous bords mais dans le même souffle il a accusé les manifestants qui réclament sa démission de « piétiner la démocratie » et de former de véritables incubateurs pour propager le coronavirus. Un nouvel affrontement donc au sein du gouvernement alors que les deux principaux partis qui le composent, le Likoud et Bleu-Blanc, n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la loi budgétaire, ce qui pourrait provoquer de manière automatique de nouvelles élections.