Premier jour du procès de sept militaires après la mort d'un élève de Saint-Cyr en 2012

Source AFP
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Jallal Hami est décédé dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012 (illustration).
Jallal Hami est décédé dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012 (illustration).

Plus de huit ans après les faits, le tribunal correctionnel de Rennes s'est attardé, lundi 23 novembre, sur les traditions et l'étrange vocabulaire des Saint-Cyriens à l'ouverture du procès de sept militaires pour la noyade d'un élève officier de la prestigieuse école militaire en 2012.

Cinq élèves officiers à l'époque des faits, aujourd'hui âgés de 28 à 31 ans, cheveux courts, vêtus d'impeccables costumes-cravate, ont pris place sur le banc des prévenus, aux côtés de deux membres de la hiérarchie de l'école de l'époque : le général Francis Chanson, 58 ans, et l'ancien commandant de bataillon Hervé Wallerand.

Une soirée de « bahutage »

Jallal Hami s'était noyé dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012 en traversant un étang lors d'une soirée de « bahutage », c'est-à-dire « de transmission des traditions de l'école » de Coëtquidan (Morbihan). « Ce n'est pas un procès entre une famille de banlieusards, d'Arabes, de musulmans contre l'armée française », a souligné Rachid Hami, frère aîné de la victime, avant l'ouverture du procès. Selon lui, c'est un procès « contre les dysfonctionnements de l'institution militaire » et « contre les élèves de deuxième année qui ont trahi » son frère.

Ces élèves de deuxième année, « les Fines », étaient chargés d'organiser la « transmission des traditions », à l'intention des « bazars », les élèves de première année, a précisé le président du tribunal Alain Kerhoas, au cours d'un bref exposé lexical.

Une activité qui vise « à inculquer [...] Lire la suite