Premier disque, Sport 2000, Sardou... Cinq choses que vous ne saviez peut-être pas sur Jean-Jacques Goldman

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Jean-Jacques Goldman lors de l'émission
Jean-Jacques Goldman lors de l'émission

C'est un double anniversaire pour Jean-Jacques Goldman, qui fête ce lundi ses 70 ans et dont le premier album solo, Jean-Jacques Goldman, est sorti en septembre 1981, il y a 40 ans. L'occasion d'explorer quelques aspects moins connus de la folle carrière de celui qui ne voulait pas faire carrière, et qui éclairent le personnage sous un jour plus personnel. Des petites histoires qui montrent, s'il est encore besoin de le faire, l'étonnante simplicité du musicien aux millions de disques vendus, qui a collaboré avec tout le showbiz, de Johnny Hallyday à Céline Dion.

• Son premier disque a été produit par un prêtre

Ses débuts musicaux, Jean-Jacques Goldman les a faits au sein des Red Mountain Gospellers, à Montrouge. C’était en 1966.

"On avait fait un petit groupe de gospel, et c’était un prêtre, le père Dufourmantelle qui commençait à intégrer ces musiques-là". "On faisait des gospels dans les églises. Les pères, qui étaient très sympas, nous avaient financé un disque, qu’on vendait à la sortie des églises”, racontait-il dans Demain c’est dimanche sur Antenne 2, en 1985.

• Il a continué de travailler dans le magasin de ses parents, même après avoir rencontré le succès

Au début des années 1980, le succès commence à poindre, avec le titre Il suffira d’un signe, en 1981, extrait de l’album intitulé Jean-Jacques Goldman - Démodé, le titre inititalement choisi par Goldman, ayant été jugé peu vendeur par sa maison de disque.

"Je me disais, je voulais faire un disque avant de rentrer dans la vraie vie", livrait-il à M6 dans Plus vite que la musique en 2003.

Il continue donc de travailler dans le magasin Sport 2000 de ses parents à Montrouge, avec son frère Robert, sans plan de carrière particulier. "Je terminais une émission de télé, je me démaquillais en vitesse, dans la bagnole ou dans le taxi, et je reprenais le boulot". Il n’arrêtera qu’en décembre 1982, alors qu’il a déjà vendu un million d’albums.

"Ce qui l’a gêné le plus, c’est quand il s’est senti obligé d’arrêter de bosser au magasin. Parce que les fans venaient au magasin pour lui, et pas pour acheter”, racontait son ami Michael Jones, dans cette même émission.

• "L’Envie" n’était pas destiné à Johnny Hallyday

Repéré en 1978 par le producteur Marc Lumbroso, Jean-Jacques Goldman est alors le jeune chanteur du groupe Tai Phong, et dont le tube Sister Jane a rythmé l’année 1975. Il ambitionne alors d’être auteur-compositeur pour d’autres interprètes. "Il essayait de faire des chansons pour les uns et pour les autres, et moi j’essayais de les placer. Et on n’en a placé pratiquement aucune", évoquait ainsi Marc Lumbroso dans Plus vite que la musique. Jean-Jacques Goldman a par exemple déjà composé L'Envie, proposée à… Michel Sardou, qui la refuse.

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Johnny Hallyday interprétera en 1986, sur son album Gang, cette chanson devenue emblématique de son répertoire. La chanson Je te promets, autre grand succès du Taulier signé JJG était quant à elle destinée à Gérard Lenorman. Sa relation avec Johnny Hallyday, Jean-Jacques Goldman la décrivait au micro de Nagui sur RTL, comme le raconte Eric Jean-Jean dans son livre Goldman, une vie en chansons:

"Les rapports avec Johnny sont vraiment particuliers. (...) On n’a jamais pu vraiment communiquer. On ne communique pas bien ni l’un ni l’autre, mais je pense qu’au fond, il y a un vrai amour des deux côtés. Le mot 'amour' n’est pas bien choisi, mais on se veut du bien, je crois".

• Il a été démoli par la critique au début de sa carrière

En décembre 1985, Jean-Jacques Goldman se paie une double page dans Libération et France Soir, sur laquelle il a écrit cette petite phrase

"Merci d'avoir jugé par vous-même", au milieu d’un florilège de critiques assez violentes à son encontre.

Parmi elles, une chronique de concert de l’Evénèment du Jeudi, dont le journaliste qualifie le jeune musicien de “BHL de la ritournelle".

"La voix s’étrangle dans les aigus, semblable aux piailleries d’une orfraie tétanisée", ironise-t-il. Pour lui, ses chansons sont des "ballades scout, révisées funky avec une savante panoplie d'arrangements raccoleurs".

La deuxième tournée de Jean-Jacques Goldman, intitulée Deuxième visite, qui démarre en décembre 1985, comptera 150 dates dans toute la France, à guichets fermés.

• Pourquoi il a écrit "Puisque tu pars"

Même si elle nous tire des torrents de larmes à chaque écoute, Puisque tu pars n’est pas une chanson triste. Ou du moins, pas si triste que ça. Sortie en 1987, Puisque tu pars, extraite de l’album Entre Gris clair et gris foncé, n'a pas été écrite pour un proche, comme le racontait Goldman en 2002 dans le DVD de la tournée Un tour ensemble, mais pour le public.

https://www.youtube.com/embed/cpVceJPem-s?rel=0"A la fin de mes concerts, les gens chantaient Ce n'est qu'un au revoir, une fois que c'était rallumé, et je trouvais cette chanson très moche. Et donc je me suis dit que j'aimerais bien faire une chanson qu'on puisse chanter sur le départ (...), qui dise que ce n'est pas forcément triste, le fait de se séparer. (...) Elle n'est pas liée à une disparition personnelle", racontait-il.

Certains ont en effet pensé qu'elle était un hommage à son demi-frère, Pierre Goldman, activiste d'extrême gauche et braqueur, assassiné en 1979.

Article original publié sur BFMTV.com

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