Pour son premier discours de roi, Charles III rend un hommage “très personnel” à Élisabeth II

POOL / REUTERS

Pour son premier discours en tant que roi, Charles III a rendu vendredi 9 septembre un hommage que The Telegraph qualifie de “très personnel” et The Times d’“émouvant” à la reine Élisabeth II. Le nouveau souverain s’est engagé, à l’image de sa “chère maman” alors que celle-ci entame son “dernier grand voyage”, à consacrer le reste de sa vie au service des Britanniques.

Le roi, écrit The Times, “s’est exprimé avec chaleur et émotion alors qu’il était assis à côté d’une photo de sa mère”. Il a évoqué “l’amour, l’affection, les conseils, la compréhension et l’exemple” de la reine Élisabeth II, et décrit un “sentiment de perte, au-delà de toute mesure” ressenti par tous.

“Comme la reine elle-même l’a fait avec un dévouement inébranlable, je m’engage moi aussi solennellement, pendant le temps qu’il me reste à vivre, à défendre les principes constitutionnels qui sont au cœur de notre nation”, a déclaré Charles III, vêtu d’un costume noir et d’une cravate noire, dans cette allocution télévisée enregistrée depuis le palais de Buckingham.

S’adressant à sa “chère maman”, décédée jeudi à l’âge de 96 ans, il a déclaré :

Alors que tu entames ton dernier grand voyage pour rejoindre mon cher défunt papa, je veux simplement te dire ceci : merci. Merci pour ton amour et ton dévouement à notre famille et à la famille des nations que tu as servie avec tant de diligence pendant toutes ces années.”

“Un simple rappel de sa volonté de continuité”

Si The Telegraph voit là “des mots écrits pour aider à unifier et à consoler un pays en deuil”, The Guardian note de son côté que cette première prise de parole du roi Charles III contient “des passages révélateurs” montrant “comment il espère que son règne sera perçu, au Royaume-Uni et à l’étranger, et comment il souhaite que la famille royale fonctionne”.

“D’un certain point de vue, il s’agissait d’un simple rappel de la continuité que le roi a l’intention d’établir avec sa mère, qui était largement admirée pour sa volonté de servir plutôt que de gouverner”, décrypte le journal. Mais “l’expression-clé ici est ‘le temps qui reste’”, poursuit le quotidien. Car Charles III, âgé de 73 ans, “sait qu’il ne peut espérer un règne historique aussi long que celui de sa mère, devenue reine à 25 ans.”

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