Le premier décollage avec équipage du vaisseau Starliner de Boeing encore repoussé

La fusée Atlas V du groupe ULA et la capsule Starliner de Boeing à son sommet sur le pas de tir du Centre spatial Kennedy, le 4 mai 2024 à Cap Canaveral, en Floride (Miguel J. Rodriguez Carrillo)
La fusée Atlas V du groupe ULA et la capsule Starliner de Boeing à son sommet sur le pas de tir du Centre spatial Kennedy, le 4 mai 2024 à Cap Canaveral, en Floride (Miguel J. Rodriguez Carrillo)

Le premier vol spatial avec équipage du vaisseau Starliner de Boeing a de nouveau été repoussé, avec un décollage désormais prévu le 21 mai au plus tôt, a annoncé l'entreprise mardi.

Le lancement de cette mission vers la Station spatiale internationale (ISS), cruciale pour Boeing et attendue depuis des années, avait été annulé au dernier moment la semaine dernière, alors que les deux astronautes formant l'équipage avaient déjà pris place à bord.

Une anomalie avait été identifiée sur une valve de la fusée Atlas V, qui a finalement dû être rentrée dans son hangar à Cap Canaveral, en Floride. Il avait alors été annoncé que le décollage pourrait être retenté vendredi, le 17 mai.

La valve défectueuse "a été remplacée avec succès", a déclaré mardi Boeing dans un communiqué.

Mais un nouveau problème est apparu: "une petite fuite d'hélium sur le module de service du vaisseau", a écrit l'entreprise, qui a dit vouloir effectuer "des tests supplémentaires".

L'hélium est utilisé pour le système de propulsion du vaisseau, a expliqué Boeing, qui a précisé être en train de travailler à résoudre le problème avec la Nasa.

La date de décollage visée est désormais le 21 mai à 16H43 en Floride (20H43 GMT).

Les deux astronautes, Butch Wilmore et Suni Williams, sont entre temps rentrés à Houston, au Texas, mais ils doivent revenir en Floride "dans les prochains jours", selon Boeing.

Ce nouveau report intervient alors que le programme de développement du vaisseau a été marqué par une série de mauvaises surprises, entraînant plusieurs années de retard.

Boeing joue gros sur cette mission test, qui doit lui permettre de démontrer que son vaisseau est sûr avant de commencer les missions régulières vers l'ISS -- avec quatre ans de retard sur SpaceX, qui sert déjà de taxi spatial à la Nasa.

Pour l'agence spatiale américaine, qui a commandé un vaisseau à Boeing il y a dix ans, l'enjeu aussi est grand: avoir un deuxième véhicule en plus de celui de SpaceX pour transporter les astronautes américains doit lui permettre d'être mieux préparée en cas de problème sur l'une des capsules.

la/cha