La première vente aux enchères de bitcoins en France rapporte 24 millions d’euros

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La France a procédé mercredi 17 mars à sa première vente aux enchères de bitcoins, une vente judiciaire en ligne de plus de 600 bitcoins qui a rapporté au total 24 millions d'euros - un peu moins que leur valeur sur le marché. L’État avait saisi ces bitcoins dans le cadre d’une affaire de cybercriminalité, mandatant le cabinet parisien Kapandji Morhange pour gérer leur vente.

Marteau à la main, Ghislaine Kapandji, commissaire-priseur, mène les enchères de bitcoins qui débute à 60 % de leur valeur sur le site Interenchères. Au total, 470 lots de 0,11 à 20 bitcoins ont été pris d’assaut par environ 1 600 enchérisseurs, inscrits au préalable. Mais à qui reviendront les dizaines de millions de la vente de ces 611 bitcoins ?

« Nous sommes dans le cadre d’une vente "avant jugement", ce qui veut dire que la personne à qui ces bitcoins appartenaient et dont ils ont été saisis n’a pas été jugée définitivement, explique Ghislaine Kapandji. Si la personne qui était propriétaire de ces bitcoins est relaxée, elle reçoit le produit de la vente, et si elle est condamnée, le produit peut aller en partie à des victimes s’il y en a, au budget de l’État ou à des organismes qui s’occupent de la lutte contre le blanchiment des capitaux et contre le trafic de drogues. »

L’État sera donc peut-être le bénéficiaire de la folle envolée du bitcoin, dont il condamne l’existence à sa valeur actuelle d’environ 57 000 dollars chacun, contre à peine 10 000 l’année dernière lors des préparatifs de cette vente. Il s’agit de la première vente de bitcoins en France, mais d’autres ont eu lieu aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Belgique ou encore au Royaume-Uni, précise Me Kapandji.

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