Première Française bionique, Priscille Deborah raconte son "cauchemar" puis sa "renaissance"

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Elle est la première femme bionique de France. Priscille Deborah vient de sortir un livre, Une vie à inventer (éditions Albin Michel), qui retrace son parcours, marqué par sa tentative de suicide il y a quinze ans. La jeune femme, alors cadre, tombe en dépression et tente de mettre fin à ses jours en se jetant sous un métro. Elle en sortira vivante, mais amputée de ses deux jambes et de son bras droit. "Je pense que j’avais juste envie de changer de trajectoire", explique-t-elle, équipée d'une prothèse, jeudi soir au micro d'Europe 1.

"Je pense que j’ai été mal accompagnée à l’époque, que je n’ai pas vu les bons psychiatre", poursuit-elle. "J’ai voulu aussi résoudre mes problèmes trop vite. Mais effectivement, je pense que je voulais juste une autre vie." Après l’accident, Priscille Deborah doit apprendre à vivre avec son nouveau corps. Une étape difficile, confie-t-elle : "C'est juste un vrai cauchemar. J'ai eu envie de mourir parce que je me suis dis : 'comment est-ce qu'on peut vivre dans cette état-là ?'."

Longue rééducation

S'en suivent des années de rééducation pour réapprendre à vivre. Une renaissance, pour l’auteure : "Pour moi, c’est comme si je m’étais donnée naissance pour la première fois en choisissant, cette fois-ci, la vie que je souhaitais avoir."

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En 2019, Priscille Deborah, poussée par son compagnon, se lance dans l’aventure d’avoir une prothèse contrôlée par la pensée pour remplacer son bras...


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