Première évacuation de civils de l’usine Azovstal, à Marioupol

Première évacuation de civils de l’usine Azovstal, à Marioupol
ALEXANDER ERMOCHENKO / REUTERS

Un groupe d’une vingtaine de civils a quitté, samedi 30 avril, l’aciérie Azovstal de Marioupol, dernière poche de la résistance ukrainienne dans la ville portuaire du Sud, alors que la Russie intensifie son offensive dans l’est du pays.

Les médias russes, dont l’agence TASS, ont rapporté que 25 civils avaient réussi à quitter l’usine Azovstal samedi, dont six enfants de moins de 14 ans – sans toutefois préciser où le groupe avait été emmené. L’information a été confirmée par des soldats à l’intérieur de l’aciérie, qui ont estimé le nombre de civils à 20 femmes et enfants, relate la BBC.

Ces civils ont été “transférés vers un endroit convenu et nous espérons qu’ils seront évacués vers Zaporijia, sur le territoire contrôlé par l’Ukraine”, a déclaré Sviatoslav Palamar, le commandant adjoint du régiment Azov, qui défend cette zone industrielle, dans une vidéo relayée par The Guardian.

Sviatoslav Palamar a ajouté auprès du New York Times que les efforts d’évacuation se poursuivraient dimanche si les Russes “ne recommencent pas à tirer”.

“Entre la vie et la mort”

Ce groupe d’une vingtaine de civils est le premier à partir depuis que le président russe Vladimir Poutine a ordonné le bouclage de cette vaste zone industrielle la semaine dernière, relève la BBC. Des négociations sont en cours pour libérer le millier de civils qui seraient encore piégés à l’intérieur.

Le maire de Marioupol, Vadym Boychenko, a déclaré à la chaîne britannique qu’ils étaient “à la limite entre la vie et la mort”. [Les gens] attendent, ils prient pour être secourus… Il est difficile de dire combien de jours ou d’heures nous avons pour sauver leurs vies.”

« L’aciérie, un complexe tentaculaire avec un système labyrinthique de bunkers en dessous, a servi d’abri à un nombre inconnu de personnes pendant des semaines, alors que les forces russes bombardaient et se rapprochaient de Marioupol, retrace le New York Times. (...) Les soldats russes contrôlent le reste de la ville, et les combats se poursuivent autour de l’usine. Les responsables ukrainiens ont plaidé pour un cessez-le-feu afin de permettre les évacuations, affirmant qu’il reste peu de nourriture et d’eau à l’intérieur et que le temps presse. »

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