Prêts sur gage : avec l'inflation, certains Français sont obligés d'aller «chez ma tante»

© BENJAMIN PETER / EUROPE 1

"Les temps sont durs", reconnaît Stéphanie. Avec son mari, elle sort du Crédit Municipal de Toulouse où elle a tenté de déposer quelques bijoux fantaisie. "Ils ne me les ont pas pris parce que ce n'était pas de l'or. Même le plaqué, ils ne le prennent pas", se désole-t-elle avant de s'enfuir, parce que venir "chez ma tante" est toujours un peu délicat. Au moment de prendre un ticket pour mettre en gage des bijoux, un bibelot ou un tableau, chacun regarde un peu ses pieds. Venir ici, c'est faire l'aveu de difficulté financière. Or, depuis le début de l'année, la fréquentation est en hausse de 10%. Entre 80 et 100 personnes viennent chaque jour engager un objet, un niveau qui n'avait pas été constaté depuis la crise financière de 2008 .

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"Juste le temps de se remettre sur les rails"

Anissa, elle, a amené une bague et des boucles d'oreille en or. Des bijoux de familles qui lui ont rapporté 250 euros. "De nos jours, on a besoin d'argent, donc on n'a pas le choix, pour pouvoir s'en sortir et finir les fins de mois", regrette cette magasinière qui touche environ 1.500 euros par mois. "Ça va soulager un peu en attendant des rentrées d'argent. Parce qu'avec le prix de l'essence, les prix dans les magasins, on a besoin de ça." Ce prêt, elle devra toutefois le rembourser dans les six mois avec les intérêts ou elle pourra le prolonger si, à cette date, elle ne s'acquitte que des intérêts. "C'est en attendant. Juste le temps de...


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