"On est prêts": la campagne autour d'Emmanuel Macron se structure pour la présidentielle de 2022

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Plus de 200 comités de soutien locaux ont vu le jour afin de porter la campagne d'Emmanuel Macron, à moins de six moins du premier tour.

Moins de six mois avant le premier tour de l'élection présidentielle. Du côté de la majorité, la campagne pour la réélection d'Emmanuel Macron prend forme, bien que le président sortant n'est pas (encore) officiellement candidat à un second quinquennat.

Les troupes du chef de l'État comptent notamment s'appuyer sur des comités de soutiens locaux afin de constituer un maillage territorial. Il existe à ce jour plus de 200 comités de ce type, selon nos informations.

Lecornu, Travert, Solère...

Pour chapeauter ces structures, plusieurs personnalités: il y aura déjà le ministre chargé des Outre-mer Sébastien Lecornu, dont le nom circule depuis de longs mois comme un chaînon essentiel de la future campagne présidentielle d'Emmanuel Macron.

Aux Échos jeudi, l'intéressé indiquait que "les soutiens à la réélection d'Emmanuel Macron se structurent". Le quotidien économique avançait qu'il venait de signer, en tant que futur président, les statuts de "l'Association de soutien à la réélection d'Emmanuel Macron".

Dans sa mission pour organiser ces comités locaux, Sébastien Lecornu pourra compter sur l'ancien ministre de l'Agriculture venu du Parti socialiste, Stéphane Travert, ainsi que sur le transfuge de la droite, Thierry Solère. Reste à savoir si les deux derniers cités auront également des fonctions supplémentaires dans la campagne à venir, ce qui ne semble pas acté pour l'heure.

Une campagne "en mode éclair, blitzkrieg"

Pour mettre en branle la campagne, l'équipe table en outre sur des meetings. Selon Le Figaro, sept pourraient être organisés, pour un budget de 5 millions d'euros sur les 22 millions prévus pour la campagne. Selon nos informations, ces chiffres existent mais ne sont pas définitifs: ils figurent sur des documents de pré-campagne qui pourraient être amenés à évoluer.

L'idée est de faire une "campagne courte, nerveuse et différente", indique un proche du chef de l'État à BFMTV, d'où le fait "qu'il y aura peu de meetings".

"Le président de la République veut se déclarer le plus tard possible donc effectivement, peu de place pour des meetings", indique-t-on de même source, citant "l'exemple de la campagne de Mitterrand en 1988, qui part du terrain et des élus locaux qui appellent le président de la République à se représenter", avant une campagne "en mode éclair, blitzkrieg" à partir de la déclaration officielle de candidature. 

La date de la candidature reste à trancher

Si le squelette de la campagne se structure peu à peu, une épineuse question reste à trancher: la date de l'annonce de la candidature. L'un des protagonistes au coeur de la pré-campagne table sur "début février, dans l'idée", toujours pour s'inspirer de François Mitterrand en 1988.

"On va la lancer, faire les rendez-vous incontournables de la (Présidence française du Conseil de l'Union européenne) et puis se déclarer", ajoute-t-il, en restant prudent: "Attendons que le jeu se décante, on ne connaît même pas le candidat de droite. Le temps de la campagne n'est pas celui des médias".

Emmanuel Macron doit notamment prononcer un discours devant les eurodéputés à Strasbourg vers le 20 janvier prochain. 

"La machine de guerre est prête"

Si certains plaident pour une annonce avant Noël, capitalisant sur les discussions de proches attablés lors des fêtes de fin d'année, pour l'instant le chef de l'État n'a aucune raison d'accélérer. "Si les sondages le donnent gagnant, on a intérêt à attendre. S'ils variaient, il faudrait accélérer", indique-t-on à BFMTV.

Pour un conseiller ministériel, en tout cas, "le message qu'on veut faire passer c'est 'on est prêts'. L'organisation matérielle logistique de la campagne est prête, il n'y a plus qu'à appuyer sur un bouton pour lancer la machine. On n'a pas attendu la déclaration du président de la République pour s'organiser, la machine de guerre est prête".

Article original publié sur BFMTV.com

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